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14/08/2007

La faillite totale de la PAC

Pénurie des matières premières alimentaires : La faillite totale de la PAC

La population de l’Europe entière va découvrir au retour de vacances une situation qu’elle n’imaginait pas : la pénurie de produits agricoles.

Les réformes successives de la Politique Agricole Commune (PAC) ont provoqué ce résultat incroyable : l’approvisionnement de notre marché alimentaire et le prix des productions agricoles sont maintenant déterminés par le libre marché. C’est lui seul qui va s’occuper de ce bien vital qu’est la nourriture !

Puisque le marché des céréales et des oléagineux ne répond plus à la demande il flambe. La Commission ayant vendu depuis la fin du printemps quasiment tous ses stocks qui lui permettaient de réguler l’offre et de garantir l’approvisionnement des populations, nous assistons maintenant à une ruée des spéculateurs et des fonds de pension qui viennent nourrir leurs profits sur les marchés à terme.

La production agricole de l’UE est déstabilisée, les agriculteurs assommés de contraintes. Sommés de limiter leurs productions puis de disparaître pour cause d’excédents, les producteurs de lait sont excédés et renâclent pour continuer de produire à perte. Il est bien temps pour la Commission d’envisager d’attribuer des quotas supplémentaires.

Aujourd’hui la CR se félicite de la remontée du prix des céréales qui est maintenant proche de leurs coûts de production et qui ne fait que retrouver ses niveaux d’il y a vingt ans. Par contre elle s’inquiète des dégâts que cette situation risque de provoquer sur les autres secteurs de l’agriculture embarquée dans le navire fantôme d’une PAC vidée de son contenu.

Il est urgent de construire « la PAC du XXIe siècle », afin de rétablir la stabilité des marchés alimentaires, régulés par une vraie gestion des grandes productions et de garantir un juste revenu aux agriculteurs. Cela ne sera possible que si l’agriculture sort du cadre de l’OMC

Coordination rurale

12:25 Publié dans Amis | Lien permanent | Commentaires (0)

13/08/2007

Pauvre constitution!

Valeurs Actuelles n° 3689 paru le 10 Août 2007

France


Par Paul-Marie Coûteaux écrivain, député français au parlement européen

Des révisions incessantes exigées par la superposition à l’État national d’un État européen qui prime sur lui.

Notre Constitution atteint le demi-siècle ; curieusement, nous la célébrons en la modifiant, chose devenue courante depuis quinze ans – alors qu’elle ne le fut guère entre 1962 et 1992. De cette instabilité constitutionnelle, la cause est évidente : la superposition à l’État national d’un autre État auquel il faut conformer nos textes fondamentaux. En 1992, on révisa pour ratifier le traité de Maastricht ; puis vint celui d’Amsterdam, puis la Constitution Giscard ; la réforme de 2008 s’inscrit doublement dans cette logique.
D’une part, on voit bien que l’essentiel du débat constitutionnel en cours porte sur cette anomalie, la coïncidence du domaine présidentiel et celui du “chef du gouvernement” : tel Chirac fixant pour objectifs de son quinquennat la lutte contre le cancer et les accidents de la route, M. Sarkozy a l’allure d’un premier ministre entreprenant, lançant un programme Alzheimer, recevant en personne tous les syndicats imaginables, désacralisant à toute occasion la fonction présidentielle, au point que c’est elle qui paraît superflue, non celle de premier ministre, le titulaire du poste devenant, dans l’ombre, une sorte de “recours” d’un président courant après toutes les balles. Et quand la France obtient un succès diplomatique, comme le fut selon les actuelles apparences la libération d’infirmières bulgares, le ministre des Affaires étrangères doit préciser que «ce n’est pas un succès franco-français [sic !], mais d’abord européen». Les grandes choses ne relevant plus du seul niveau national, c’est bien le détenteur d’une souveraineté désormais évanouie dont le siège est vide – dans le fond comme, et combien !, dans la forme.

D’autre part, il faut modifier la Constitution pour permettre la ratification du “traité simplifié” dont les grandes lignes ont été arrêtées lors du sommet de Bruxelles du 23 juin, véritable “Constitution Giscard bis” allégée de dispositions déjà adoptées et donc superflues – tel le fameux drapeau étoilé. Comme nous l’avions annoncé dans ces colonnes avant sa tenue (Valeurs actuelles du 22 juin) et comme s’en émerveillait dès le lendemain le très fédéraliste M. Bourlanges, « Toute la Constitution est là ! Il n’y manque rien ! » (France Culture, Esprit public du 24 juin)… Quelques jours après que s’est prononcé le tant redouté peuple français, qui avait ouvert le 29 mai 2005 la “crise européenne”, la nouvelle Constitution reprend l’essentiel de la précédente, à commencer justement par un président de l’Union ; bénéficiant d’un mandat porté de six mois à deux ans et demi, renouvelable, et surtout indépendant de tout État, doté d’un secrétariat, puis d’un cabinet : ce sera lui le vrai président. Il sera assisté d’un haut représentant, « ministre des relations extérieures sans le nom » (de l’aveu même de M. Sarkozy) doté d’un “service diplomatique” – les quelque 120 actuels “bureaux de l’Union” à l’étranger étant rebaptisées “ambassades”, leurs agents bénéficiant des privilèges diplomatiques. Quant à la référence à l’Otan, elle peut disparaître puisque le nouveau texte renvoie au traité de Maastricht, dont le titre V fixait que « Les États veillent à la conformité de leurs politiques avec les positions communes » (art. J-2), précisant que celles-ci seront compatibles avec « les cadres de l’Otan ». À la “PESC” (Politique étrangère et de sécurité commune), il manquait un instrument : le voici.

Tout y est, et d’abord la personnalité juridique, point cardinal qui à lui seul permet de parler de “Constitution” puisqu’il crée un nouvel État qui sera reconnu comme tel sur la scène internationale ; de surcroît, la compétence de l’Union concernera quelque soixante-dix domaines – manquent encore la culture, l’éducation, schéma fédéral classique, d’autant que le compromis de Luxembourg permettant à un État d’invoquer ses intérêts vitaux n’apparaît plus : une décision adoptée à la majorité s’appliquera dans tous les cas, et même un État qui n’y est pas favorable devra la mettre en œuvre sous peine de sanctions. S’ajoute la Charte des droits fondamentaux, dont les dispositions s’appliqueront de droit (sauf pour la Grande-Bretagne et la Pologne, jouissant de dérogations), permettant à tout citoyen de saisir la Cour européenne des droits de l’homme aux fins de condamner un État pour non-respect de principes très généraux –tel celui de l’égalité, invoqué par exemple pour reconnaître l’homoparentalité, ou le mariage homosexuel.
Le toilettage de la pauvre Constitution de 1958 devient anecdotique au regard du débat européen – et n’a sans doute pas d’autre but que de le masquer. M. Sarkozy se sert de “l’ouverture” pour emporter l’adhésion d’une gauche qui pourrait lui faire barrage en Congrès en demandant un référendum. Il est vrai que le dépassement de la nation est justement celui de la souveraineté populaire, donc de la démocratie…

Paul-Marie Coûteaux

21:10 Publié dans Amis | Lien permanent | Commentaires (0)

12/08/2007

Bilan de l'Europe

Nous vous invitons à examiner le bilan chiffré de L'union européenne, dressé par les Manants du roi: http://www.lesmanantsduroi.com/40_europe/1071055.pdf

18:40 Publié dans Amis | Lien permanent | Commentaires (0)

04/08/2007

Non à la subsidiarité

Il n'est pas sain pour un gouvernement soit disant national, élu par la nation de noyer son pouvoir de décision et la puissance de la nation au sein d'une entité que la nation ne contrôle pas. Le principe de subsidiarité n'est pas autre chose que la délégation, pour ne pas dire l'abdication des pouvoirs.
L'Europe, oui, à une seule condition, que la France garde sa liberté économique, politique, militaire, sociale budgétaire etc... Donc, plus d'Europe Bruxelles ou de Francfort, mais une Europe de libre associations d'Etats dans un but précis et commun. A chaque projet, son Europe, et non pas une Europe comme seul projet.
Il y a au sein des européistes convaincus une confusion entre la fin et les moyens.
La fin c'est la prospérité et la paix. Le moyen, on a cru que c'était l'Europe. Pour ce qui est de la paix, on peut plutôt dire merci à l'histoire de nous avoir concocté une guerre froide qui nous a imposé la paix durant quarante ans, ce qui nous a permis de la construire à plus long terme. L'Europe institutionnelle n'y est pour rien. Pour ce qui est de la prospérité, je pense que l'on pourrait poser la question aux ouvrières d'Arena et de toutes les autres sociétés qui délocalisent, ainsi qu'aux millions de chômeurs et de nos entreprises prisonniers d'une politique d'Euro fort.
On a inversé les rôles des fins et des moyens, et aujourd'hui, c'est l'Europe politique qui est devenue une fin en soi, on ne sait plus trop pourquoi. Sans doute parceque'elle a échoué en tant que moyen.

Le Téméraire

23:20 Publié dans Amis | Lien permanent | Commentaires (1)

30/07/2007

Un mensonge démystifié

Nous vous faisons parvenir un peu tard (mais mieux vaut tard que jamais) l'excellent texte de Jean-Yves Crevel.


Il est communément admis que l’Europe aurait été initiée pour éviter les guerres. On répète ensuite inlassablement la « vérité » révélée : L’EUROPE, C’EST LA PAIX.

En réalité, ceci n’est que la mise en pratique des théories de conditionnement des masses imaginées par Georges Orwell dans 1984 : « La guerre, c’est la paix » ou encore : « La liberté, c’est l’esclavage ».

Petits rappels historiques

L’Europe n’a jamais été faite pour consolider la paix, encore moins pour faire contrepoids aux U.S.A.

Politiquement, les U.S.A. ont imposé politiquement la mise en route de la « construction européenne » par un simple marchandage : Vous faites une union occidentale - qui à l’époque était prévue par tous les états-majors devenir le champ de bataille d’un affrontement Est-ouest (notez qu’on est loin de l’objectif de paix qu’on apprend à nos enfants) - sinon nous arrêtons les crédits de reconstruction du plan Marshall.

Pratiquement, la CECA puis le traité de Rome ont été initiés par les services secrets américains qui ont enrôlé comme de simples exécutants aux ordres d’une puissance étrangère ceux qu’on devrait appeler avec respect « les pères fondateurs de l’Europe ». Ceci est tout à fait officiellement révélé par la déclassification des documents de l’OSS, ancêtre de la CIA.

L’Europe était donc initialement conçue dans le cadre de la stratégie américaine de domination mondiale, domination qui prévoit aussi bien des phases pacifiques que guerrières. La communauté européenne devait et doit encore coller à l’OTAN de façon à ce que le conflit contre le bloc de l’est puisse être circonscris en Europe et éviter le territoire sanctuarisé des Etats-Unis.

Beaucoup estimaient devoir accepter cette vassalisation comme un moindre mal : Considérant le bloc communiste comme l’agresseur potentiel, ils estimaient logique de devoir s’unir pour se défendre. Mais ce raisonnement s’est effondré en même temps que le mur de Berlin. C’est dès 1989 que l’Union européenne a révélé ce qu’elle était réellement : Le pendant politique et économique indispensable à la manœuvre d’encerclement de la Russie par l’OTAN. D’où l’accélération subite du processus avec le traité de Maastricht, puis d’Amsterdam, l’élargissement précipité à l’Est rendu possible par l’enterrement discret des critères de convergences, censés préserver la cohérence économique de l’ensemble.

Aujourd’hui, facteur de guerre ou de paix ?

On nous dit que grâce à l’UE, l’Europe n’a pas connu de guerre, en même temps que nous sommes en guerre contre le terrorisme, que nous vivons le choc des civilisations, où s’affronteraient des blocs continentaux selon un découpage géographique de « civilisations » antagonistes. Que de contradictions ! D’autant que pour les besoins de la cause on s’en affranchit si nécessaire, comme pour Chypre et la Turquie qui doivent être en Europe bien qu’étant géographiquement en Asie mineure. La récente prise de position de Benoît XVI en faveur de l’entrée de la Turquie dans l’UE chrétienne en dit long sur ces entorses à la règle.

L’Union européenne a besoin de conditionner les esprits au point de convaincre les peuples d’une chose et de son contraire, comme de la nécessité de faire la guerre pour être en paix. C’est un concept parfaitement orwellien : L’Europe est le pendant d’une manœuvre guerrière + L’Europe, c’est la paix = La guerre, c’est la paix[1].

Et demain ?

C’est dans cette confusion mentale savamment orchestrée qu’avec la bénédiction de l’Union, les Polonais et les Tchèques autorisent les U.SA. à déployer le bouclier anti-missiles dirigé vers la Russie, pour protéger l’Europe des missiles iraniens qui n’existent pas.

Comme le souligne Vladimir Poutine, il y a une nouveauté de taille : Pour la première fois, l’arsenal nucléaire U.S. qui va être installé sur le sol européen sera commandé directement par le Pentagone, et « fonctionnera en liaison automatique avec le dispositif nucléaire aux Etats-Unis. » Difficile de parler d’Europe-puissance... « Les 27 mercenaires » me semblerait être une appellation plus pertinente.

La mission des médias européens consiste à mettre en avant le caractère défensif du nouvel arsenal et implicitement l’idée que les Etats-Unis dans leur grande générosité se préoccupent ainsi de sanctuariser l’Europe autant que l’Amérique.

Autre son de cloche du côté de l’atlantique où l’électeur-contribuable-patriote tient avant tout à un meilleur retour sur investissement qu’en Irak : On explique donc là-bas que la défense anti-missiles est une arme de première attaque. Des analystes militaires américains autorisés la décrivent ainsi : « Non seulement un bouclier, mais une habilitation à l’action ». Elle « facilitera une application plus efficace de la puissance militaire des Etats-Unis à l’étranger ». « En isolant le pays des représailles, la défense anti-missiles garantira la capacité et la disponibilité des Etats-Unis à « modeler » l’environnement dans d’autres régions du monde ». « La défense anti-missiles ne sert pas à protéger l’Amérique. C’est un outil visant à la domination mondiale ».

« La défense anti-missiles sert à conserver la capacité américaine d’exercer son pouvoir à l’étranger. Elle ne concerne pas la défense : c’est une arme d’offensive et c’est pour cela que nous en avons besoin ». [2]

La réponse russe au déploiement d’un tel arsenal était inévitable : Puisque les Américains - qui, déjà, ne respectent pas le traité sur les armements conventionnels en accumulant du matériel militaire en Bulgarie et en Roumanie - prennent maintenant la Russie pour cible, les Russes se doivent d’avoir une réponse militaire appropriée. Ce faisant, l’armement occidental qui au départ ne servait à rien à maintenant sa raison d’être.

Jean-Yves Crevel

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