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04/08/2007

Non à la subsidiarité

Il n'est pas sain pour un gouvernement soit disant national, élu par la nation de noyer son pouvoir de décision et la puissance de la nation au sein d'une entité que la nation ne contrôle pas. Le principe de subsidiarité n'est pas autre chose que la délégation, pour ne pas dire l'abdication des pouvoirs.
L'Europe, oui, à une seule condition, que la France garde sa liberté économique, politique, militaire, sociale budgétaire etc... Donc, plus d'Europe Bruxelles ou de Francfort, mais une Europe de libre associations d'Etats dans un but précis et commun. A chaque projet, son Europe, et non pas une Europe comme seul projet.
Il y a au sein des européistes convaincus une confusion entre la fin et les moyens.
La fin c'est la prospérité et la paix. Le moyen, on a cru que c'était l'Europe. Pour ce qui est de la paix, on peut plutôt dire merci à l'histoire de nous avoir concocté une guerre froide qui nous a imposé la paix durant quarante ans, ce qui nous a permis de la construire à plus long terme. L'Europe institutionnelle n'y est pour rien. Pour ce qui est de la prospérité, je pense que l'on pourrait poser la question aux ouvrières d'Arena et de toutes les autres sociétés qui délocalisent, ainsi qu'aux millions de chômeurs et de nos entreprises prisonniers d'une politique d'Euro fort.
On a inversé les rôles des fins et des moyens, et aujourd'hui, c'est l'Europe politique qui est devenue une fin en soi, on ne sait plus trop pourquoi. Sans doute parceque'elle a échoué en tant que moyen.

Le Téméraire

23:20 Publié dans Amis | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

La subsidiarité est un excellent principe que la doctrine sociale de l'Eglise définit comme le fait que dans une société, le niveau supérieur ne doit pas prendre des décisions à la place du niveau subordonné si ce dernier a les capacités de le faire. C'est une excellente façon d'éviter le totalitarisme.

Mais les institutions européennes comprennent ce principe l'envers: le niveau subordonné ne traitera une question que si le niveau supérieur (entendez Bruxelles) veut bien le lui conéder.

Écrit par : M² | 10/08/2007

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