21/06/2007
Vive la Pologne
"Nice ou la mort."*
Ce slogan qu'ont adopté les polonais depuis 2003 au sujet de la nouvelle constitution, montre qu'un état est toujours bien inspiré de défendre son intérêt vital, jusqu'au bout. Les traités internationaux ne peuvent exister que si les pays qui les signent y trouvent un intérêt. Dissoudre 25 pays (28 maintenant) dans une constitution même simplifiée est une hérésie. Soutenons la Pologne qui en défendant avec rage son bifsteack, défend aussi l'intérêt de chaque nation européenne.
Incisif
* Le traité de Nice offre effectivement de nombreux avantages à la Pologne, auxquels elle aurait bien tort de renoncer.
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19/06/2007
Défaite locale

Parmi les résultats de dimanche, nous nous réjouissons de la défaite d'Alain Carignon, ancien maire de Grenoble, de sinistre mémoire. Le petit corrompu (Alain Juppé) a été battu de justesse. Le grand corrupteur a été écrasé.
Il a récolté 37% des suffrages dans une circonscription qui n'avait jamais échappé à la droite depuis sa création en 1986, y compris lors du raz de marée socialiste isérois de 1997.
Réaliser 37% des voix (soit 6 points de moins que le total des deux candidats UMP du premier tour) marque le fait que les grenoblois ont tourné la page Carignon. Puisse ce dernier le comprendre.
Incisif
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17/06/2007
Minorité de blocage.
La victoire moins large que prévue de l'UMP, se révèle avoir une importance radicale pour ce qui est de la ratification d'un nouveau traité européen. En effet le PS aura suffisamment de députés pour décider que l'adoption de ce traité, se fasse par référendum (le quorum des 3/5 du parlement étant nécessaire pour modifier la constitution).
Or Jean-Luc Mélenchon vient de confirmer que comme le référendum avait été négatif, le PS a décidé, quoi qu'il arrive, de repasser devant le peuple pour un éventuel nouveau traité européen.
Espérons que cette épée de Damoclès, fasse réfléchir notre nouvelle majorité.
Incisif
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15/06/2007
Pas une voix pour l'UMP.
Partis-législatives-MPF
Le souverainiste Coûteaux appelle les "nonistes" à boycotter l'UMP
PARIS, 13 juin 2007 (AFP) -
Le député européen souverainiste Paul-Marie Coûteaux a conseillé mercredi aux électeurs qui avaient voté "non" à la Constitution européenne de boycotter l'UMP au second tour des législatives, appelant même à voter pour certains "nonistes" de gauche comme Jean-Pierre Chevènement.
"Aucun Français qui s'est prononcé contre la Constitution (européenne) ne saurait voter en faveur de l'UMP", qui se propose de ratifier un "traité simplifié" européen "supprimant ce qui reste à la France de souveraineté nationale et populaire", a déclaré M. Coûteaux dans un communiqué.
M. Coûteaux appelle à soutenir "les derniers porte-parole" du "Non" à la Constitution européenne encore en lice dimanche, comme les chevènementistes Marie-Françoise Bechtel (Indre), Georges Sarre (Creuse), Jean-Pierre Chevènement (Territoire-de-Belfort), le socialiste Vincent Peillon Somme), ou la FN Marine Le Pen (Pas-de-Calais).
Il recommande également le vote blanc dans la circonscription d'Alain Juppé, où un candidat de son petit parti, le RIF -Rassemblement pour l'indépendance de la France-, s'était présenté et avait recueilli 0,75% des voix au premier tour.
Ex-conseiller politique de Philippe de Villiers pendant la campagne présidentielle 2007, Paul-Marie Coûteaux "s'étonne" par ailleurs de la position du parti villieriste, le MPF (Mouvement pour la France), qui devrait soutenir la quasi-totalité des candidats UMP au second tour, à quelques exceptions près.
En 2002, Paul-Marie Coûteaux avait fait partie de l'équipe de campagne de Jean-Pierre Chevènement.
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14/06/2007
Pas de tête
UNION EUROPÉENNE
Le Parlement européen ne veut pas d'un traité excessivement allégé
LE MONDE | 09.06.07 | 14h36 • Mis à jour le 09.06.07 | 14h36
BRUXELLES BUREAU EUROPÉEN
Attaché au projet de Constitution, le Parlement européen veut à tout prix "préserver la substance" de ce texte : c'est donc à une majorité écrasante - 469 voix contre 141 et 32 abstentions - qu'il a adopté, jeudi 7 juin, le rapport du chrétien-démocrate allemand Elmar Brok (PPE) et du socialiste espagnol Enrique Baron Crespo (PSE), sur "la feuille de route pour la poursuite du processus constitutionnel de l'Union", qui affirme ce principe.
Comme il l'a rappelé lors d'un passage à Paris, vendredi 7 juin, le président allemand de la Commission constitutionnelle, le socialiste Jo Leinen, a mis une croix sur le mot Constitution, mais veut "un texte simplifié qui modifie la présentation du précédent, mais qui en garde le contenu". "Souvenez-vous du livre Le Vieil Homme et la mer, d'Hemingway", avait lancé l'Espagnol Inigo Mendez de Vigo (PPE), pendant le débat, mercredi : "Le vieil homme lutte pour ramener un poisson au port, et lorsqu'il arrive, il n'en reste plus que l'arête : voilà ce que le Parlement ne veut pas !"
Le Parlement sera appelé à donner un avis avant l'été sur le mandat que le sommet européen adoptera le 22 juin pour la conférence intergouvernementale qui négociera le nouveau traité. Son rapport "déclare qu'il s'opposera à ce que le résultat des négociations aboutisse, par rapport au traité constitutionnel, à un affaiblissement de la protection des droits des citoyens". Il "insiste sur le maintien de la charte des droits fondamentaux, notamment de son caractère juridiquement contraignant", dont il fait une ligne rouge.
Le Parlement insiste enfin sur "la nécessité de clarifier d'autres questions telles la lutte contre le changement climatique, la solidarité dans le domaine de l'énergie ou une politique de migration cohérente".
Rafaële Rivais
Au G8, M. Sarkozy négocie sur les institutions européennes
Nicolas Sarkozy a eu à Heiligendamm des discussions avec Tony Blair et Angela Merkel sur son projet de traité simplifié. Le chef de l'Etat a affirmé être parvenu à un compromis sur "le contenu" du texte avec M. Blair. "On a même parlé de questions difficiles comme celle du texte sur les droits fondamentaux et on a trouvé une solution", a-t-il ajouté. M. Sarkozy rencontrera prochainement à Londres M. Blair et son successeur désigné, Gordon Brown - réputé moins européen. Ce rendez-vous est censé montrer, selon l'Elysée, que "ceux qui ont le plus de difficulté à faire accepter l'Europe sont prêts à travailler". Une manière d'enfoncer un coin entre les moins allants sur les institutions (Pologne, Pays-Bas, République tchèque et Grande-Bretagne). Ce signal vise notamment le premier ministre polonais, Jaroslaw Kaczynski, que M. Sarkozy rencontrera à Varsovie les 13 et 14 juin. Le président français l'a invité à "apprendre la culture du compromis".
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