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23/08/2007

Silence et désinformation

Sur le traité « simplifié » :


Il peut arriver à Nicolas Sarkozy d'avoir de bonnes idées : revaloriser le rôle du Parlement, excessivement abaissé dans nos institutions, ou encore revoir la « gouvernance » des universités, aujourd'hui frappée de débilité. Mais sur un point essentiel, Nicolas Sarkozy s'est révélé incapable de desserrer les contraintes européennes. Dans le projet de traité baptisé par antiphrase « simplifié », il a fait toutes les concessions : Haut représentant pour la politique extérieure, Charte des droits fondamentaux d'essence fédéraliste, qui va donner d'immenses pouvoirs à la Cour de Justice de l'Union européenne, pondération des votes au Conseil par la démographie, rompant ainsi la parité entre l'Allemagne, la France et les autres « grands pays ».

En échange de ces concessions, quelle contrepartie a-t-il obtenu, sur le gouvernement économique de la zone euro, par exemple ? Rien ! A la timide demande exprimée par Jean-Pierre Jouyet d'une discussion de la politique de change par les gouvernements, avec quelle hauteur M. Trichet n'a-t-il pas répondu ! Sur ce sujet capital, le silence quand ce n'est pas la désinformation règnent en maîtres.

On nous explique ainsi dans la presse que les bénéfices des entreprises françaises explosent, et que, par conséquent, elles n'ont pas besoin d'un euro plus faible. Ces commentateurs oublient de rappeler que nos entreprises font, pour l'essentiel, leurs bénéfices à l'étranger. Le monde du travail en France est le grand oublié… Mais au bout du chemin, il se rappellera au bon souvenir de ces messieurs… et de M. Sarkozy, s'il ne fait rien.

Mercredi 01 Août 2007
Jean-Pierre Chevènement

20/08/2007

OMC : la France accuse Peter Mandelson d'outrepasser son mandat

Une nouvelle qui était passée inaperçue lors de la campagne et dont il n'est pas interdit de se rappeler

LEMONDE.FR avec AFP | 29.01.07

La France a douché, lundi 29 janvier, les espoirs d'une relance des négociations de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) en accusant le commissaire européen au commerce, Peter Mandelson, d'avoir outrepassé son mandat sur la réduction des droits agricoles la semaine dernière à Davos, en Suisse.
Selon le ministre de l'agriculture français, Dominique Bussereau, M. Mandelson "a fait circuler des textes", s'est livré à "des confidences publiques ou semi-publiques (...) sans que les Etats [membres de l'UE] soient au courant".. "C'est une méthode de travail tout à fait inacceptable", a-t-il indiqué, lundi, à l'occasion d'une réunion des ministres européens de l'agriculture. Peter Mandelson "a eu pour le moins un comportement agité à Davos", a-t-il commenté.
Les grands acteurs du commerce mondial, parmi lesquels les Etats-Unis, l'Union européenne et de grands pays émergents comme l'Inde ou le Brésil, ont décidé, samedi, en marge du Forum économique mondial de Davos de relancer les négociations du cycle de Doha, au point mort depuis le mois de juillet. Les pays émergents réclament un meilleur accès de leurs produits agricoles dans les pays riches, qui veulent, en retour, leur vendre davantage de produits industriels et de services.

ACCÉDER AUX REVENDICATIONS DES PAYS ÉMERGENTS AURAIT "DES EFFETS DRAMATIQUES"
M. Mandelson, qui mène les négociations pour l'UE, a réaffirmé vouloir réduire de moitié les droits de douane sur les produits agricoles, mais la France s'y oppose. M. Bussereau a rappelé que le mandat confié à M. Mandelson limitait la baisse à 39 %. "Toute autre offre serait hors mandat", a-t-il répété. Accéder aux revendications du G20, groupe de 23 pays émergents, entraînerait "un effondrement de la production de viande européenne, des effets dramatiques sur les céréales, et en Europe une baisse de 20 à 25 % du revenu agricole et la perte de 500 000 emplois dans le secteur agro-alimentaire", a mis en garde le ministre français.
Le commissaire européen au commerce s'est refusé, par la voix de son porte-parole, à commenter "les spéculations ou les rumeurs" et a souligné qu'il allait continuer à négocier "dans les limites du mandat". Dominique Bussereau a pour sa part réfuté tout lien entre cette prise de position et la prochaine tenue des élections présidentielle et législatives au printemps en France. "Nous ne défendons pas cette position parce que nous sommes en période pré-électorale, mais parce qu'on l'a toujours défendue", a-t-il déclaré, rappelant que la France était "la première puissance agricole européenne, le deuxième exportateur mondial", et que "14 % des emplois en France dépendent du secteur agricole".

09/07/2007

le 14 juillet, fête nationale

Le Centre commercial de Parly 2 (à côté de Versailles), contre l'avis de nombreux salariés et des syndicats, a décidé pour des motifs purement économiques de ne plus respecter ce jour de fête nationale, en ouvrant le centre tout le samedi 14 commeun jour normal.

Voici le texte du tract et communiqué que l'ASC, Action Sociale Corporative (Royalistes Sociaux), a sorti pour réagir à ce "déni de nation".

Le Centre Commercial Parly 2 a décidé d’ouvrir ses portes le samedi 14 juillet, jour normalement férié puisque jour de « fête nationale » : cela crée un précédent fâcheux et est révélateur d’un certain état d’esprit qu’il appartient de dénoncer.
Ouvrir un jour férié est antisocial parce que cela revient à imposer aux salariés une journée de travail quand les autres sont au repos et à les exclure d’un congé reconnu à tous par le calendrier officiel.
Ouvrir un jour de fête nationale est un affront à la nation française puisque c’est un désaveu de celle-ci qui semble moins compter que les profits escomptés par la grande surface ce jour-là.
Les Royalistes Sociaux ne sont pas des fanatiques du 14 juillet qui rappellent de bien mauvais souvenirs au regard de l’Histoire si l’on pense à celui de 1789 mais apparaît comme le rappel de l’Unité française autour de l’Etat (et en l’occurrence du Roi Louis XVI) si l’on pense à la Fête de la Fédération de 1790.
Quoiqu’il en soit, c’est le symbole de la nation que nous défendons et non celui de la seule République; c’est aussi un droit social des salariés aujourd’hui bafoué par ceux qui ne pensent qu’en termes de consommation, de « consom-nation » comme le disait le journaliste Louis Pauwels.

Refusons le « déni de nation » de Parly 2 !
Défendons le droit des travailleurs et salariés aux mêmes congés que les autres !
Refusons la banalisation des ouvertures abusives les jours fériés et les dimanches !

15/06/2007

Pas une voix pour l'UMP.

Partis-législatives-MPF
Le souverainiste Coûteaux appelle les "nonistes" à boycotter l'UMP

PARIS, 13 juin 2007 (AFP) -

Le député européen souverainiste Paul-Marie Coûteaux a conseillé mercredi aux électeurs qui avaient voté "non" à la Constitution européenne de boycotter l'UMP au second tour des législatives, appelant même à voter pour certains "nonistes" de gauche comme Jean-Pierre Chevènement.

"Aucun Français qui s'est prononcé contre la Constitution (européenne) ne saurait voter en faveur de l'UMP", qui se propose de ratifier un "traité simplifié" européen "supprimant ce qui reste à la France de souveraineté nationale et populaire", a déclaré M. Coûteaux dans un communiqué.

M. Coûteaux appelle à soutenir "les derniers porte-parole" du "Non" à la Constitution européenne encore en lice dimanche, comme les chevènementistes Marie-Françoise Bechtel (Indre), Georges Sarre (Creuse), Jean-Pierre Chevènement (Territoire-de-Belfort), le socialiste Vincent Peillon Somme), ou la FN Marine Le Pen (Pas-de-Calais).

Il recommande également le vote blanc dans la circonscription d'Alain Juppé, où un candidat de son petit parti, le RIF -Rassemblement pour l'indépendance de la France-, s'était présenté et avait recueilli 0,75% des voix au premier tour.

Ex-conseiller politique de Philippe de Villiers pendant la campagne présidentielle 2007, Paul-Marie Coûteaux "s'étonne" par ailleurs de la position du parti villieriste, le MPF (Mouvement pour la France), qui devrait soutenir la quasi-totalité des candidats UMP au second tour, à quelques exceptions près.

En 2002, Paul-Marie Coûteaux avait fait partie de l'équipe de campagne de Jean-Pierre Chevènement.

14/06/2007

Pas de tête

UNION EUROPÉENNE
Le Parlement européen ne veut pas d'un traité excessivement allégé
LE MONDE | 09.06.07 | 14h36  •  Mis à jour le 09.06.07 | 14h36
BRUXELLES BUREAU EUROPÉEN

Attaché au projet de Constitution, le Parlement européen veut à tout prix "préserver la substance" de ce texte : c'est donc à une majorité écrasante - 469 voix contre 141 et 32 abstentions - qu'il a adopté, jeudi 7 juin, le rapport du chrétien-démocrate allemand Elmar Brok (PPE) et du socialiste espagnol Enrique Baron Crespo (PSE), sur "la feuille de route pour la poursuite du processus constitutionnel de l'Union", qui affirme ce principe.
Comme il l'a rappelé lors d'un passage à Paris, vendredi 7 juin, le président allemand de la Commission constitutionnelle, le socialiste Jo Leinen, a mis une croix sur le mot Constitution, mais veut "un texte simplifié qui modifie la présentation du précédent, mais qui en garde le contenu". "Souvenez-vous du livre Le Vieil Homme et la mer, d'Hemingway", avait lancé l'Espagnol Inigo Mendez de Vigo (PPE), pendant le débat, mercredi : "Le vieil homme lutte pour ramener un poisson au port, et lorsqu'il arrive, il n'en reste plus que l'arête : voilà ce que le Parlement ne veut pas !"
Le Parlement sera appelé à donner un avis avant l'été sur le mandat que le sommet européen adoptera le 22 juin pour la conférence intergouvernementale qui négociera le nouveau traité. Son rapport "déclare qu'il s'opposera à ce que le résultat des négociations aboutisse, par rapport au traité constitutionnel, à un affaiblissement de la protection des droits des citoyens". Il "insiste sur le maintien de la charte des droits fondamentaux, notamment de son caractère juridiquement contraignant", dont il fait une ligne rouge.
Le Parlement insiste enfin sur "la nécessité de clarifier d'autres questions telles la lutte contre le changement climatique, la solidarité dans le domaine de l'énergie ou une politique de migration cohérente".
 
Rafaële Rivais

Au G8, M. Sarkozy négocie sur les institutions européennes
Nicolas Sarkozy a eu à Heiligendamm des discussions avec Tony Blair et Angela Merkel sur son projet de traité simplifié. Le chef de l'Etat a affirmé être parvenu à un compromis sur "le contenu" du texte avec M. Blair. "On a même parlé de questions difficiles comme celle du texte sur les droits fondamentaux et on a trouvé une solution", a-t-il ajouté. M. Sarkozy rencontrera prochainement à Londres M. Blair et son successeur désigné, Gordon Brown - réputé moins européen. Ce rendez-vous est censé montrer, selon l'Elysée, que "ceux qui ont le plus de difficulté à faire accepter l'Europe sont prêts à travailler". Une manière d'enfoncer un coin entre les moins allants sur les institutions (Pologne, Pays-Bas, République tchèque et Grande-Bretagne). Ce signal vise notamment le premier ministre polonais, Jaroslaw Kaczynski, que M. Sarkozy rencontrera à Varsovie les 13 et 14 juin. Le président français l'a invité à "apprendre la culture du compromis".