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02/09/2021

Surveillance du mauvais camp

 

J’ai été invité par des proches de l’action française à passer les voir pendant leur camps d’été le Cmrds. Rappelons que ce mouvement souhaite avant tout un retour à la royauté capétienne en France et non un régime dictatorial. Le Cmrds alterne des conférences de qualité, des cercles de formation et quelques activités sportives durant une semaine.

Parmi ces activités, il était prévu une simulation d’une manifestation infiltrée par les antifas. L’exercice était pris au sérieux, chacun jouait son rôle (policier, provocateur, service d’ordre, journaliste, manifestant) avec le plus d’application possible. Votre serviteur se mit dans la peau d’un manifestant lambda. La simulation de cette manifestation se déroulait dans un lieu privé. Alors que la manifestation était proche de la fin, le So se mit à crier «La police, la police». Nous nous dîmes alors que c’était normal dans un exercice de ce type. Mais j’entendis alors cette phrase «Non mais les vrais.» Effectivement des policiers étaient entrés dans la propriété privée et la priorité fut alors pour tous de sortir son masque afin d’être en règle vis à vis des décrets anti covid.

Bon au final ce n’était pas des policiers mais des gendarmes et aucune arrestation ne fut effectuée. Mais surtout nous devions constater que même aujourd’hui, ce corps a pour priorité de surveiller les regroupements de ce type bien avant les djihadistes. Peu importe pour eux qu’il n’y ait jamais d’incident dans les camps de ce type (à part quelques foulures ou entorses dans le cadre d’activités physiques mais cela relève de la vie et c’est d’ailleurs pour cela que le camp possède une infirmerie digne de ce nom, pour pallier aux premiers soins). Il faut surveiller l’ultra droite (bien que l’Af ne se réclame ni de la gauche ni de la droite car elle rejette ces deux notions issues de la révolution française).

Pendant ce temps les djihadistes peuvent mener à bien leurs diverses préparations, on ne les arrêtera que si ils passent à l’acte. C’est à dire trop tard, les terroristes ne survivant généralement pas à leur forfait. Et le temps qui a été perdu ainsi que les hommes mobilisés pour surveiller les Identitaires, le gud, le parti de France, l’Af s’avère catastrophique au final. Peu importe au pouvoir politique que la quasi totalité des attentas commis en France lors des vingt dernières années l’aient été par des djihadistes.

Le principal danger reste à leurs yeux l’opposition non marxiste et non musulmane même si elle exerce des activités totalement légales. L’ennemi du pouvoir en place, restera l’ultra droite ou l’extrême droite (il faudra m’expliquer la différence) qui n’a jamais revendiqué pourtant la moindre action criminelle et condamné par sa voie officielle tout ce qui pouvait à tort lui être attribué à savoir les attentats de Christchurch et de la mosquée de Biarritz. Mais elle continue à être surveillée de façon étroite. Certes on n’abdique pas l’honneur d’être une cible. Mais il ne faut pas trop d’honneur non plus.

 

Incisif

22:47 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)