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26/10/2012

Budget de la France : le conseil de discipline est en marche


Communiqué de Marie-Françoise Bechtel, députée MRC de l’Aisne, Vice-présidente du Mouvement Républicain et Citoyen, mardi 16 octobre 2012.

 

 

Nous avons pu assister hier dans les sous-sols de l’Assemblée nationale à un spectacle extraordinaire : celui de divers responsables européens, commissaire européen, présidents de commissions du parlement européen, invités à intervenir avant les débats du Parlement sur le budget, pour s’assurer que les députés français avaient bien compris que leurs finances étaient désormais sous étroite surveillance.

 

Madame Viviane Reding, commissaire européenne, a ainsi expliqué aux députés que « des éléments étaient manquants » dans le TSCG qu’ils venaient de voter et qu’il fallait donc se hâter de rendre obligatoire le « six pack », ensemble de règles destinées à la surveillance de l’évolution de nos finances publiques et tout particulièrement de nos choix de dépenses. Quant au contrôle démocratique, il serait, selon la même Viviane Reding « en gestation ».

 

Expliquer que le Parlement français reste souverain dans ses choix budgétaires et faire place par avance à l’ingérence des instances communautaires dans ces choix, est-ce bien la meilleure posture pour réconcilier les Français avec l’Europe, ses dérives et son « déficit démocratique » ?

 

23/10/2012

La pensée nulle

 

Parmi tous les ennemis de la France, l'un mérite une attention particulière c'est Bernard Henri Levy communément abrégé en B.H.L. Il est l'une des personnes ayant le plus souvent à la bouche le qualificatif de maurassien qu'il emploie dans un sens péjoratif. Adjectif qu'il employa notamment à l'encontre de Chevènement et Henri Guaino qui n'émargent pourtant pas à l'Action Française. Il semble par ailleurs que sa jeunesse fut agitée et que ce futur xénophile assista à plusieurs conférences de la NAF au début des années 70 à qui il reprochait alors son reniement partiel de Maurras.

Outre ce revirement idéologique suspect, on notera aussi l'absence totale d'arguments lorsqu'il s'agit de critiquer un adversaire idéologique: ainsi le souverainisme se voit traité de crétinisme, le discours de Dakar de Sarkozy est qualifié simplement de dégueulasse.

BHL se veut aussi le soutien de causes plus que douteuses. Lui qui n'avait jamais effectué la moindre critique du système judiciaire américain (et pourtant il y en a à dire), s'en fit le pourfendeur lorsque Roman Polanski fut arrêté en Suisse pour des faits pourtant avérés (agression sexuelle sur mineure, excusez du peu).

Notons aussi l'incohérence totale de sa philosophie, l'auteur de ces lignes ayant fait l'effort de lire ses ouvrages les plus importants. Sa pensée peut se résumer en un anti-humanisme, individualiste (isolant l'individu qui devient alors une proie facile pour les organismes mal intentionnés) défenseur des droits de l'homme (sauf en Israël comme le rappelle Eric Zemmour: «Zola à Paris, Barrès à Jérusalem»): Jérusalem contre Athènes alors que la construction de la pensée politique occidentale s'est faite sur Jérusalem + Athènes (que l'on peut remplacer par Rome si l'on veut) ou par son contraire mais en aucun cas par la négation de cette équation.

Notons aussi les erreurs historiques volontaires écrites noirs sur blanc dans ses ouvrages: ainsi dans l'idéologie française il est reproché au Parti communiste français d'être à l'origine du national socialisme allemand (Dieu sait qu'il y a des choses à reprocher au PCF mais pas ça!). Dans «Le testament de Dieu», Robespierre est qualifié d'athée (curieux tout de même pour celui qui instaura le culte de l'être suprême).

De toutes ses interventions médiatiques (l'homme des réseaux intervient systématiquement sans contradicteur pour présenter ses ouvrages), une seule ligne directrice semble se dégager clairement. BHL est bhélien: ses ouvrages sont au service de son image ou de ses intérêts financiers voire les deux. Ses appuis ont permis entre autres au milliardaire de réaliser ainsi un film nullissime («Le jour et la nuit») avec l'argent du contribuable, rassurez vous pour son compte en banque. Notons que ses livres ne rencontrent eux aussi, aucun succès notable.

Bref cet homme serait insignifiant s'il n'était riche et il n'est reçu que pour cette raison. Un krach boursier bien ciblé pourrait nous en débarrasser.

 

Incisif

 

 

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