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<title>incisif - amis</title>
<description>Initiatives Civiques en Isère pour la Souveraineté et l'Indépendance de la France</description>
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<title>Jacques Sapir : &quot;Je suis démocrate donc souverainiste&quot;</title>
<link>http://incisif.hautetfort.com/archive/2009/10/28/jacques-sapir-je-suis-democrate-donc-souverainiste.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Incisif)</author>
<category>Amis</category>
<pubDate>Wed, 28 Oct 2009 11:08:55 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;12 octobre 2009&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Après son texte “un an après” où il faisait sauter le tabou du protectionnisme national, puis son débat avec Benoit Hamon dans Marianne2 où il était question de l’hypothèse d’une sortie de 'l’Euro, il me fallait interroger Jacques Sapir pour l’inviter développer sa pensée un peu plus loin.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Je lui ai posé sept questions, techniques ou politiques, sur sa conception de l’alternative et des moyens de sa mise en oeuvre. Il a répondu en détails à toutes.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Jamais, je crois, le chemin de sortie du carcan néolibéral n’avait été décrit avec une telle précision. Les six pages de texte qui suivent vous feront voir l’avenir de notre pays autrement.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Depuis plusieurs années, le protectionnisme a été défendu pour une mise en œuvre à l’échelle communautaire. Pourtant, dans un texte récent « Un an après » vous laissez la porte ouverte à un protectionnisme national. Dans l’idéal et d’un point de vue purement technique, quel serait le périmètre optimal pour une politique néo-protectionniste ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il est clair que, techniquement, plus grande et plus homogène est la zone qui se protège et meilleur en est l’effet. De ce point de vue, une zone qui correspondrait au noyau initial de la CEE me semblerait optimal. On pourrait sans doute y ajouter la Suède et le Danemark. Mais, nous sommes confrontés à deux problèmes :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- Tout d’abord le démantèlement d’une partie de la protection sociale tel qu’il est organisé en Allemagne par les lois qu’a fait voter le chancelier Schröder et que Mme Merkel n’aura de cesse de renforcer dans son alliance avec les Libéraux. De fait, l’Allemagne se met en position de concurrence sociale par rapport aux autres pays du « noyau » historique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- Ensuite, les oppositions au néo-protectionnisme risquent d’être virulentes en Allemagne et aux Pays-Bas.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C’est pourquoi le périmètre réaliste sera probablement – du moins pour une période initiale – plus faible que le périmètre « optimal ». On peut penser qu’une alliance France-Italie-Belgique pourrait constituer une bonne base de départ. Cependant, on ne doit pas exclure une solution purement nationale. Dans la situation actuelle, tout est préférable au statu-quo. Néanmoins, il faut comprendre qu’une telle solution nationale serait appelée à s’élargir rapidement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Notons que si les autres pays réagissent à la démarche protectionniste de l’un d’entre eux en mettant, à leur tour, des barrières protectionnistes on aura beau jeu de leur dire « pourquoi pas tous ensemble ? ».&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce qui me fait penser que tenter le saut du protectionnisme ne serait-ce qu’au simple niveau de la France ne présente aucun risque. Soit les autres pays ne réagissent pas, et dans ce cas nous rétablissons assez vite notre balance commerciale, soit ils réagissent et dans ce cas, comme ils auront aussi fais sauter le tabou qui pesait sur des mesures protectionnistes nous serons dans une excellente position pour négocier avec eux des mesures communes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le véritable problème est celui du tabou qui pèse aujourd’hui sur le protectionnisme. Qu’il saute et d’une certaine manière nous avons gagné.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Patrick Artus dans son dernier Essai « Est-il trop tard pour sauver l’Amérique » affirme qu’une politique protectionniste ne pourra pas conduire à une réindustrialisation. Pour lui, les activités industrielles qui se sont délocalisées ne reviendront pas (au nom d’un argument non développé lié à l’élasticité-prix) La réindustrialisation ne pourra se faire qu’avec des nouvelles industries. Qu’en pensez vous ? Peut-on réellement fixer comme objectif à une politique protectionniste de renforcer la base productive de la zone protégée ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La question des élasticités-prix est effectivement une question décisive. Si la contraction de nos importations est faible (élasticité proche de zéro) il nous faut une élasticité de nos exportations qui soit très supérieure à 1. Dans le cas des Etats-Unis il est clair que le processus de désindustrialisation est allé très loin. Il faudrait donc des mesures réellement draconiennes pour inverser cette tendance.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ceci milite pour des mesures protectionnistes (ou une dévaluation, ou les deux) qui soient très importantes. Il faut que la baisse du prix de nos produits l’emporte de loin sur tout « effet qualité » et qu’inversement, la hausse des produits importés soit telle qu’elle enclenche une réelle contraction des volumes et le développement d’industries de substitution.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Concrètement, il faut combiner des mesures protectionnistes ciblées et de grande ampleur avec une dévaluation d’au moins 20%.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il faut ajouter, et je pense que c’est évident, que de telles mesures ne sauraient remplacer une politique industrielle. Le protectionnisme est la condition nécessaire à une telle politique, mais non la condition suffisante. Très souvent on a le sentiment que le protectionnisme à lui seul pourrait suffire. C’est faux à l’évidence dans la plupart des cas.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais, dire qu’il ne pourrait suffire ne permet pas de l’exclure car une politique industrielle sans protectionnisme est aussi, et là à coup sûr, condamnée à l’échec.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il faut comprendre que, dans la conjoncture actuelle, quand Gréau ou moi parlons du protectionnisme c’est bien aussi la politique industrielle que nous avons en tête. Mais, aujourd’hui, et je le répète, il faut faire tomber le tabou qui pèse sur le protectionnisme. En fait, pour ma part, je considère le protectionnisme comme l’élément déclencheur mais ne résumant point toute une politique de ré-industrialisation et dans laquelle j’inclus la constitution d’un pole public du crédit ainsi que la participation de l’État ainsi que des collectivités territoriales à certaines activités.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Dans votre dernier texte sur la dette publique, vous préconisez un retour au franc afin de faire face à la surévaluation de l’Euro et pouvoir renouer avec la dévaluation, ce qui dîtes-vous, pourrait rendre inutile la mise en œuvre de politiques protectionnistes. Cependant, la dévaluation compétitive est une stratégie que tous les pays recherchent actuellement afin de compenser une demande intérieure atone par un surcroît de compétitivité à l’export et ainsi pouvoir accrocher leur croissance à la « demande extérieure ». Cette stratégie n’est-elle pas vouée à l’échec si tous les pays la pratiquent ? Du point de vue de la stimulation de la demande globale, quelle solution est-elle préférable : une dévaluation monétaire ou une monnaie plus forte associée à des protections commerciales?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il est très clair que les stratégies de croissance qui cherchent aujourd’hui à s’arrimer sur une «&amp;nbsp;demande extérieure » sont vouées à l’échec. Ne serait-ce que pour une simple question de logique. Si tout le monde comprime sa demande intérieure pour aller chercher dans la demande externe les sources de sa propre croissance, on voit bien qu’au final nous aurons une baisse importante de la demande agrégée à l’échelle internationale. Des économies de relativement petite taille peuvent espérer s’arrimer à la croissance d’un « grand pays ». Mais, aujourd’hui, nous voyons bien dans le cas de la Chine qu’une telle politique touche à ses limites. En fait, dans le cas chinois, la politique de prédation n’a été qu’un raccourci pour atteindre le niveau technique qui permettra à la Chine de se retourner sur son propre marché intérieur.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La croissance, partout et toujours, est liée à une croissance de la demande intérieure. Celle-ci peut être individuelle ou bien collective, et cette question est ouvertement posée aujourd’hui où l’on voit bien que certaines consommations individuelles ont, elles aussi, atteintes leurs limites.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cependant, dans le cas de la France il nous faut aujourd’hui combiner une dévaluation &lt;i&gt;et&lt;/i&gt; des mesures protectionnistes pour pouvoir nous donner la marge de manœuvre nécessaire en raison de l’avantage acquis par l’Allemagne entre 2001 et 2005 quand cette dernière a transféré sur les ménages une partie des charges portant sur les entreprises. C’est ce que l’on a appelé dans le débat français la « TVA Sociale ». C’est une mesure typique d’une politique d’expansion par la demande extérieure, car on réduit sa propre demande tout en rendant ses entreprises plus concurrentielles. C’est la raison pour laquelle, d’ailleurs, je me suis opposé à la TVA sociale en France.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les mesures structurelles que j’ai mentionnées, pole public du crédit, intervention de l’État, politique industrielle, ne sauraient cependant être immédiatement efficaces. Elles ont besoin d’un certain délai pour faire sentir leurs effets. La relance par la demande et par la substitution de l’offre intérieure à l’offre extérieure permet alors de gagner du temps. Elles vont enclencher le processus de relance avant que les mesures structurelles e viennent les relayer, puis les remplacer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D’une certaine manière, ces politiques seraient bien plus efficaces si elles étaient mises en œuvre de manière coordonnées. Ici encore on retombe sur le dilemme entre le cadre d’action « optimal » et le cadre d’action « réaliste ».&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais, dire que ces politiques seraient plus efficaces à plusieurs ne signifie pas qu’elles seraient sans efficacité si elles étaient mises en place au niveau de la France seule. Bien au contraire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Plus fondamentalement, nous devons faire basculer notre structure de consommation vers des biens qui sont plus collectifs. Une stratégie à 5 ou 7 pays de développement coordonné des biens publics et du transport serait certainement plus efficace. Cependant, et j’insiste sur ce point, il y a des marges de croissance à exploiter même dans une politique menée à l’échelle de la France.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si nous pouvions cependant nous mettre d’accord rapidement avec certains de nos voisins, en particulier, nous pourrions certainement réduire l’ampleur de la dévaluation initiale. Cependant cette dernière, en raison de la politique sociale de l’Allemagne, est inévitable.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Votre texte « un an après » se conclut par un appel au rassemblement dans le cadre de l’élection présidentielle de 2012 sur la base d’un programme de rupture. A quel type de rassemblement pensiez-vous ? Un rassemblement politique au-delà des clivages traditionnels, un rassemblement d’intellectuels pour construire ce programme ou à l’émergence d’un nouveau mouvement citoyen ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tout rassemblement de citoyens et d’intellectuels doit déboucher sur un rassemblement politique ou se condamne à l’impuissance. Celui que j’appelle de mes vœux ira de l’extrême gauche jusqu’aux néo-gaullistes qui partagent nombre de ces idées. Elle exclura cependant une fraction du PS qui me semble engagée dans la dérive des « néo-socialistes » de Marcel Déat dont l’article « Mourir pour Dantzig ? » trouve un étrange écho dans certaines affirmations néo-libérales et prises de positions pour le libre-échange. Il s’exprime une véritable haine de la Nation et de la Démocratie dans ce courant et dans ces pratiques quotidiennes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cependant, une telle alliance implique un programme clair et des dirigeants qui sachent faire taire leur sectarisme. En tant que citoyens nous pouvons, dans différents clubs, contribuer à ce programme. Nous pouvons aussi faire en sorte que les sectarismes se désarment et que les préventions contre « l’autre » ne soient pas irrémédiables. Mais, il ne faut pas se cacher qu’il y a et qu’il y aura du travail…&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;L’un des arguments les plus souvent opposés aux thèses néo-keynésiennes ou protectionnistes vient de la nouvelle écologie radicale, dont les thèses sont actuellement en vogue, pour laquelle la crise est en premier lieu écologique. Ils affirment que l’épuisement en cours des ressources naturelles est incompatible avec toute idée de relance par la consommation. Que leur répondre ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La dimension de crise par épuisement des ressources naturelles est incontestable. Dans le même temps, la financiarisation des marchés de matières premières explique dans une large mesure leur instabilité.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je suis parfaitement conscient que ce n’est pas à une simple relance de la consommation que nous devons procéder mais bien à un basculement vers des consommations à la fois plus collectives et plus économes en matières premières et en CO2.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais, comment appliquer de telles mesures quand :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- Les prix de l’énergie varient en quelques mois de 4 à 1 (de 147 USD le baril à 37 USD) ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- Certains pays, et non des moindres, refusent d’appliquer un accord international comme le protocole de Kyoto ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- L’Europe soumet les infrastructures (dans la distribution de l’énergie, dans les transports) à la logique de la concurrence et du découplage (&lt;i&gt;unbundling&lt;/i&gt;) ce qui empêche des grandes politiques publiques ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On voit bien que pour qu’une véritable politique fondée sur la taxe carbone puisse se mettre en place, il faut que les prix de l’énergie soient stables et régulièrement croissants. Pour ces derniers, si nous avions 5 contrats au futur pour un contrat réellement exécuté en 1997, nous en avons 20 pour 1 aujourd’hui. Les marchés des matières premières, et pas seulement le pétrole mais aussi les produits agricoles, sont devenus des « marchés financiers ». Il faudra bien que l’on s’entende avec les pays producteurs pour sortir ces produits de la logique de la financiarisation et pour en réguler les prix.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour qu’une véritable politique des transports se mette en place, il nous faudra révoquer les directives européennes sur les transports ferroviaires et sur l’énergie. Comment taxer nos entreprises si celles des pays voisins ne le sont pas ? Il faut rappeler que la Suède, que tout le mode se plait à citer en exemple, n’applique pas la taxe carbone à ses principales industries. Or ces dernières sont largement plus polluantes que la consommation des ménages…Veut-on imiter la Suède ? Mais alors quelle sera l’efficacité de cette politique ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Enfin, sur l’énergie, la politique actuelle a déjà provoqué des désastres (en Californie et en Italie) et elle nous conduit à surpayer l’électricité « privée » issue des parcs d’éolienne. On a ici soumis ce qui devrait être du niveau du long terme à la logique du marché, soit celle du court terme. Il nous faudra ici aussi révoquer ces directives stupides et reconstituer des monopoles nationaux qui sont les seules entités réellement capables de penser dans le long terme (25 ans) une politique de l’énergie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L’Europe « verte » est un leurre, au même titre que l’Europe « sociale ». Les écologistes commencent à le comprendre. Lors des manifestations des producteurs de lait à Bruxelles, on a vu José Bové mais pas Daniel Cohn-Bendit. Cette alliance entre les deux courants est purement conjoncturelle. Elle est de plus contre nature (et contre la nature).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En réalité, c’est bien un Keynésianisme « vert » que j’appelle de mes vœux, mais il faut comprendre qu’il ne se fera pas dans le cadre du libre-échange, de la libre circulation des capitaux, et qu’il impliquera un réinvestissement par l’État de nombre de secteurs dont il s’est retiré.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Les thèses que vous défendez sont au service d’un idéal de gauche&amp;nbsp; (transformer le capitalisme, assurer une répartition plus juste des revenus, desserrer les contraintes actionnariale et concurrentielles qui pèsent sur le salarié…) D’un autre coté, elles mettent en avant des solutions plutôt classées à droite comme le retour à la nation ou l’exigence de souveraineté. Cette ambivalence peut expliquer pourquoi ces thèses ont tant de mal à percer dans le débat public. Aujourd’hui, le discours de souveraineté nationale est surtout porté par l’extrême droite avec des relents identitaires, et le discours de contestation de l’ordre néolibéral n’est porté que par l’extrême gauche mais celle-ci reste attachée à son internationalisme, ce qui rend la contestation stérile. Peut-être que ces idées seraient plus lisibles dans le débat public si elles pouvaient être résumée par un vocable simple et identifié. Quelle appellation proposeriez-vous ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je suis profondément persuadé que la souveraineté est une valeur de gauche et non de droite. Tout d’abord parce qu’elle est essentielle à la démocratie. On peut avoir la souveraineté sans la démocratie, mais on a JAMAIS eu la démocratie sans la souveraineté. La démocratie implique la souveraineté car il faut bien préciser qui est responsable de quoi. Je constate que la gauche fut par ailleurs autrefois très attachée à la Nation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je constate aussi que la gauche et l’extrême gauche se retrouvent sur les positions de «&amp;nbsp;souveraineté alimentaire ». Mais qu’est-ce que la souveraineté alimentaire, si ce n’est un élément d’un tout global que l’on nomme souveraineté ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La question de l’internationalisme de l’extrême gauche me semble relever du faux problème. L’internationalisme consiste à reconnaître que, par delà les frontières, nous partageons avec «&amp;nbsp;l’autre » les mêmes problèmes. Ce constat est vrai et j’y suis très attaché. Mais dire que l’on partage les mêmes problèmes ne signifie pas que l’on peut élaborer ensemble des solutions nécessairement communes. Les cadres politiques, les institutions, sont des créations de l’histoire et elles spécifient les espaces nationaux comme des espaces politiques particuliers. Ce sont dans ces espaces politiques particuliers qu’il nous faut trouver des solutions.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Guizot, qui fut un grand historien au début du XIXème siècle (et par ailleurs Ministre de Louis-Philippe) écrivait que la « lutte des classes » était la source des institutions de l’Europe. On connaît la formule, elle fut reprise par Marx. Mais, ce que Guizot ajoutait, c’est que cette lutte des classes avait besoin d’espaces de souveraineté. Le passage de la ville à l’État-Nation a permis ainsi d’ouvrir des espaces plus considérables à ce processus, et nous en avons tous bénéficié. John Commons, l’un des pères du courant institutionnaliste américain, souligne lui aussi ce que les institutions doivent à ce qu’il appelle la « conflictualité sociale » soit la lutte des classes. Il souligne que le processus d’extension des institutions, qui le fait passer du niveau local au niveau national est un processus indispensable.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors, pourquoi ne peut-on avoir un processus identique au niveau européen et au niveau mondial ? Et bien, et tout simplement, parce que ce mouvement d’extension des institutions du local au national a été dans le même temps le processus de constitution historique des États, qui leur a donné leur singularité propre. Et c’est pourquoi, aujourd’hui, le projet fédéraliste bute sur cette singularité. Il ne peut que la nier, mais ce faisant, et nous avons assez d’exemples à ce sujet, il nie la démocratie. Le fédéralisme aujourd’hui, en Europe, ne peut être qu’un projet anti-démocratique. Ce n’est pas un hasard si Hayek, quand il bascule vers la fin des années 1960 dans le conservatisme (qui n’était pas sa position initiale) se fait l’apôtre de règles conçues hors de toute démocratie et &lt;i&gt;in fine&lt;/i&gt; de nature divine, justement pour tenter de limiter le mouvement des institutions qu’implique la lutte des classes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le libre-échange, parce qu’il met les travailleurs en concurrence pour le plus grand profit des patrons, nie à dessein cette construction historique des institutions dans un cadre national. Il est le contraire en réalité de l’internationalisme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La formule de Jaurès « un peu d’internationalisme éloigne de la Nation ; beaucoup y ramène » doit se comprendre comme la tension nécessaire qui existe entre la communauté des problèmes par-delà les frontières et le fait que des solutions ne peuvent être trouvées à ces mêmes problèmes que dans le cadre des espaces politiques que sont les Nations. Il faut ensuite trouver des cadres de coordination ou de négociation entre les Nations, mais le niveau du national reste le niveau principal.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La construction de cadres légaux au-delà des Nations, et donc au-delà du contrôle démocratique qui s’exprime en leur sein, a toujours signifié une régression sociale et politique. Aujourd’hui, le projet européen avance à la même vitesse que le démantèlement de la démocratie non seulement en Europe mais dans chacun des pays membres.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour répondre à la question que vous posez, je dirai que je suis un démocrate au sens le plus profond du terme et donc un souverainiste, même si je conçois qu’il soit des souverainistes qui ne sont pas des démocrates.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Benoit Hamon a répondu à lettre ouverte que vous lui avez adressée en affirmant que l’Euro permettrait aujourd’hui une relance par une stimulation de la demande (consommation et investissement) sans qu’il soit nécessaire de dévaluer comme au moment de la relance de 1981. Que lui répondez-vous ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je dois d’abord dire que sur un certain nombre de points nous sommes en accord Benoît Hamon et moi. Ceci vaut pour les politiques industrielles (point que l’on a tendance à oublier), sur le protectionnisme et, bien entendu, sur les politiques sociales. Là où nous divergeons est la question de savoir ce qui est compatible avec l’Union Européenne et la zone Euro et ce qui ne l’est pas.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aujourd’hui, une politique de double relance – dont je ne conteste pas la nécessité, bien au contraire – va se heurter aux règles de la zone Euro, comme le Pacte de Stabilité et le financement du déficit public, mais aussi à l’Euro lui-même à travers sa surévaluation. Il faut savoir que toute surévaluation de l’Euro de 10% à partir du niveau de 1,15 Dollar pour un Euro est l’équivalent d’une hausse de 1% des taux d’intérêt. Nous sommes actuellement à 1,47 USD, soit une hausse de 27%. Le taux « réel » de la BCE n’est donc pas de 1% (ce qui est déjà élevé face au 0,25% de la Réserve Fédérale) mais de 3,7%. C’est ce taux réel qu’il convient de comparer au taux de la Réserve Fédérale, ou de la Banque du Japon (0,10%), et l’on voit que cela fait une différence TRÈS significative.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans ces conditions, la question qui se pose est : avons-nous la capacité d’imposer à la BCE et à nos partenaires une réforme de la gestion de la zone Euro dans un délai relativement court incluant des mesures qui seraient à même de faire baisser le cours de l’Euro face au Dollar. Si on pense que oui, il faut dans ces conditions rester dans l’Euro. Mais, une telle solution peut aussi apparaître comme irréaliste, et je pense que tout le monde en conviendra.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans ces conditions, seule une sortie de la zone Euro nous permettra de retrouver les marges de manœuvre nécessaire pour la double politique de relance que suggère Benoît Hamon.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il faut ici préciser que cela ne servirait à rien de sortir de la zone Euro si cela devait être pour continuer la même politique. L’intérêt d’une sortie de l’Euro est justement de mener une politique réellement différente, avec la combinaison de politiques industrielles et de politique des revenus que j’ai suggéré auparavant, mais aussi des contrôles de capitaux et un financement d’une partie de la dette publique par la Banque Centrale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Notons ici que l’Euro ne nous a protégé, en en partie seulement, de la tempête monétaire que parce que nous sommes en convertibilité de compte de capital (&lt;i&gt;Capital-Account convertibility&lt;/i&gt;). Si nous ré-instituons des contrôles sur les capitaux et sur les changes, une politique qui fut menée dans les années 1950 à 1970 avec succès comme en témoigne notre rythme de croissance de l’époque qui était supérieur à celui de l’Allemagne, notre monnaie ne connaîtrait aucun risque. Nous serions alors en mesure de déterminer notre taux d’intérêt sans avoir à tenir compte du taux d’intérêt allemand. C’est l’ouverture progressive de notre marché des capitaux, réalisée à partir de 1974 et couronnée par les réformes de Bérégovoy dans les années 1980, qui nous a rendu dépendant du taux d’intérêt allemand, et qui a rendu nécessaire le passage à une monnaie unique, aux conditions politiques imposées par l’Allemagne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette « nécessité » ne s’est cependant manifestée comme telle qu’en raison des choix que nous avions faits (ou plus exactement que n’avions pas faits) depuis 1981. Elle n’existe que dans le cadre d’une certaine politique. Que l’on en change, et cette « nécessité » disparaîtra d’elle-même.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ceci ne résoudra pas la question monétaire internationale. Nous avons besoin, et aujourd’hui encore plus que hier, d’une véritable réforme du système monétaire international. Il faut oublier les rêves d’en revenir à l’étalon-or. Les solutions, dans un premier temps, ne pourront être que régionales. C’est pourquoi l’Euro avait une place à jouer, non pas comme une monnaie unique mais comme une monnaie commune venant s’ajouter aux monnaies nationales existantes. C’est ce que je décris dans mon article de 2006, et cela correspond au «&amp;nbsp;BANCOR » de Keynes, appliqué à l’Europe.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Jacques Sapir.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Propos recueillis par Malakine&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Article repris sur le site &quot;Pour un protectionnisme européen&quot; sous le titre&lt;/i&gt; &lt;a href=&quot;http://www.protectionnisme.eu/Protectionnisme-communautaire-ou-national_a126.html&quot;&gt;&lt;i&gt;&quot;Protectionnisme européen ou national?&quot;&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<title>NON au travail dominical !</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Incisif)</author>
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<pubDate>Wed, 30 Sep 2009 01:00:51 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;br /&gt; Important appel à la mobilisation : Chrétiens, à vous d'agir !&amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; NON au travail dominical !&amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; C'est fin 2008 qu'un projet de loi s'élabore visant à autoriser, dans les grandes métropoles, les &quot;grandes surfaces&quot; ainsi que les autres types de commerces et prestataires de services à travailler le dimanche. En janvier 2009, l'examen de ce projet de loi par l'Assemblée nationale est reporté. Entre-temps amendé, il est, sur insistance personnelle de Nicolas Sarkozy, soumis au vote des parlementaires durant la période estivale moins propice aux contestations. L'Assemblée nationale approuve le texte de loi dit Mallié le 15 juillet, par 282 voix contre 238. Ensuite, toujours en juillet et cette fois de nuit, le Sénat adopte ce même texte de loi Mallié par 165 voix contre 159. Début août, le Conseil constitutionnel, saisi par les parlementaires de l'opposition, valide l'essentiel de la loi. Le 17 septembre, le ministre des &quot;affaires sociales&quot; a signé le décret en Conseil d'Etat précisant les modalités de création des périmètres d'usage de consommation exceptionnel (PUCE)&amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La loi Mallié crée :&amp;nbsp;&lt;br /&gt; - les PUCE, &quot;Périmètres d'Usage de Consommation Exceptionnel&quot;, limités aux zones urbaines de plus d'un million d'habitants, comme Paris, Aix-Marseille et Lille;&amp;nbsp;&lt;br /&gt; - les &quot;Zones Touristiques d'Affluence Exceptionnelle ou d'Animation Culturelle Permanente&quot;, qui concernent officiellement 497 communes et 29 zones touristiques et qui, dans la réalité, peuvent inquiéter environ 6.000 communes. En effet, la France étant la première destination touristique au monde, de nombreuses communes peuvent être considérées comme &quot;d'intérêt touristique&quot;.&amp;nbsp;&lt;br /&gt; La loi Mallié ne garantit le principe du doublement de salaire et du repos compensateur au moins égal au temps de travail du dimanche que pour les personnels des commerces situés en zone PUCE. Pour les autres, ni le principe du volontariat ni celui des compensations ne s'appliquent. Autrement dit, ils n'auront pas le choix de travailler ou non le dimanche, dès lors que leur employeur l'a décidé, et ils seront payés au même tarif que les autres jours.&amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Et aucune étude d'impact n'a été réalisée pour estimer raisonnablement l'effet sur le petit commerce ou sur l'emploi.&amp;nbsp;&lt;br /&gt; Et qui a évalué les conséquences pour la vie familiale des travailleurs du dimanche ? Qui a évalué ce que priver des dizaines de milliers d'enfants d'une vie familiale correcte peut avoir comme conséquence pour la société de demain ? Combien de cas particulièrement difficiles ? Familles dont les enfants sont instruits en internats, couples dont le mari est en tournée commerciale durant la semaine,..., il y a tant d'exemples de familles pour lesquelles le dimanche est essentiel pour se retrouver.&amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Enfin, quelle habile façon d'accentuer encore la déchristianisation de la France, n'est-ce pas ? Tout régir autour d'une société matérialiste sans plus laisser de place à la vie spirituelle. En oubliant qu'une société qui se prive aussi volontairement de Dieu s'assure un bien sombre avenir. Sans foi, sans morale, sans repères.&amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Une loi qui doit donc être combattue&amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Inique, néfaste, anti-chrétienne, anti-familiale et anti-sociale, la loi Mallié instaurant la fin du repos dominical doit être fermement combattue. Il ne s'agit pas de poursuivre une chimère. Il s'agit avec foi, espérance, méthode et efficacité de mener la bataille jusqu'à son terme et, si Dieu veut, mais oui, de l'emporter.&amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Dès aujourd'hui, organisons-nous ! Associations de catholiques, associations familiales, associations de commerçants, associations de consommateurs, associations culturelles, associations sportives, que sais-je encore, vous avez là un rôle extrêmement important à jouer. Le pouvoir des groupes de pression est une réalité. J'en veux pour preuve que si Lyon, deuxième agglomération de France, est exclue de la loi Mallié, c'est en grande partie grâce au travail de lobbying d'associations catholiques militantes, comme le soulignait le journal &quot;Le Progrès&quot; du 20 mai 2009.&amp;nbsp;&lt;br /&gt; Et, au-delà des associations, c'est chaque Français conscient de l'importance de l'enjeu qui peut participer à ce vaste mouvement de pression que l'Institut Civitas veut propager à travers toute la France. C'est chaque famille française qui se voit investie d'un pouvoir bien réel et qui doit mesurer la nécessité de l'utiliser.&amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Et l'essentiel est ici : le classement d'une zone touristique sera opéré par arrêté du préfet sur proposition du maire. Aux termes des dispositions du décret signé le 17 septembre, le conseil municipal adressera en préfecture une demande de création de PUCE. Il reviendra au préfet de notifier et motiver sa décision. La procédure est la même pour les &quot;Zones Touristiques d'Affluence Exceptionnelle ou d'Animation Culturelle Permanente&quot;.&amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L'Institut Civitas ne cesse de répéter que si restauration de la France il doit y avoir, ce sera à partir de l'échelon local. Nous entendons bien le démontrer par cet exemple concret et user de toutes les techniques de lobbying pour dissuader un maximum de maires de satisfaire les seuls intérêts d'un libéralisme mercantile contre le bien commun.&amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le début de campagne contre le travail dominical entamé en juillet par l'Institut Civitas prend donc dès aujourd'hui un essor tout particulier dont l'objectif vise à propager... la non-application de la loi. Jeanne Smits (Présent, 25 juillet 2009) ne manqua pas de signaler que l'Institut Civitas était le premier mouvement, du côté catholique, organisant la riposte. Déjà, des milliers de tracts et d'affiches dénonçant cette loi ont fait leur apparition grâce à quelques bienfaiteurs et quelques militants. Il s'agit maintenant de passer à la vitesse supérieure et d'utiliser les techniques les plus performantes du lobbying.&amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Pour atteindre notre objectif, il y a lieu d'obtenir une combinaison d'éléments :&amp;nbsp;&lt;br /&gt; - par la proclamation publique de notre fidélité à ce commandement de Dieu, obtenir les grâces du Ciel;&amp;nbsp;&lt;br /&gt; - par la pression sur les élus locaux, obtenir une véritable prise en compte à l'échelon des mairies;&amp;nbsp;&lt;br /&gt; - par la pression en tant que consommateurs, obtenir une véritable prise en compte à l'échelon commercial et économique;&amp;nbsp;&lt;br /&gt; - par l'importance de notre initiative, entraîner dans notre sillon l'ensemble des catholiques.&amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Plusieurs éléments jouent en notre faveur :&amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; - les élus de gauche sont officiellement opposés à cette loi&amp;nbsp;&lt;br /&gt; - les syndicats sont opposés à cette loi&amp;nbsp;&lt;br /&gt; - de nombreux commerçants sont opposés à cette loi&amp;nbsp;&lt;br /&gt; - différents patrons sont opposés à cette loi (considérant que le pouvoir d'achat n'augmentera pas parce que la consommation s'étendra sur 7 jours au lieu de 6 alors que les charges, elles, augmenteront pour maintenir l'activité le 7ème jour)&amp;nbsp;&lt;br /&gt; - selon les derniers sondages, une majorité de la population est opposée à cette loi&amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le plan proposé tient compte :&amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; - de l'identification des différents acteurs et de leur rôle&amp;nbsp;&lt;br /&gt; - du repèrage des groupes d'intérêts à contacter&amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Agir vis-à-vis des élus locaux&amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; - Créer partout où il n'en existe pas encore une association catholique locale (statuts types disponibles sur simple demande à notre secrétariat).&amp;nbsp;&lt;br /&gt; - Demander au nom de cette association une entrevue avec le Maire&amp;nbsp;&lt;br /&gt; - Envoyer une lettre à titre personnel aux différents élux locaux de votre commune ou de la commune la plus proche potentiellement concernée.&amp;nbsp;&lt;br /&gt; - Envoyer un e-mail aux élus locaux (une adresse e-mail n'étant pas géographiquement localisable, vous pouvez envoyer un mail à des élus de n'importe quel coin de France)&amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Agir vis-à-vis des supermarchés&amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; - Ecrire à la direction générale des différents supermarchés&amp;nbsp;&lt;br /&gt; - Ecrire au gérant de chaque supermarché proche de chez vous&amp;nbsp;&lt;br /&gt; - Envoyer un e-mail aux directions générales des supermarchés ainsi qu'aux gérants de chaque grande surface (une adresse e-mail n'étant pas géographiquement localisable, vous pouvez envoyer un mail à des gérants de supermarchés de n'importe quel coin de France)&amp;nbsp;&lt;br /&gt; - Se plaindre publiquement et à haute voix aux caissières de supermarchés&amp;nbsp;&lt;br /&gt; - Distribuer des tracts à l'entrée extérieure des parkings de supermarchés&amp;nbsp;&lt;br /&gt; - Laisser traîner des tracts à l'intérieur des supermarchés&amp;nbsp;&lt;br /&gt; - Demander au nom d'une association catholique locale une entrevue avec le gérant de supermarché&amp;nbsp;&lt;br /&gt; - Organiser la récitation d'un chapelet réparateur devant les supermarchés ouverts le dimanche&amp;nbsp;&lt;br /&gt; - Cesser de faire ses achats dans les supermarchés ouverts le dimanche&amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Agir vis-à-vis des petits commerçants&amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; - Entrer dans le commerce et s'adresser directement au commerçant&amp;nbsp;&lt;br /&gt; - Lui proposer une affichette &quot;Non au travail dominical&quot; à placer à sa devanture&amp;nbsp;&lt;br /&gt; - Lui signaler que vous ne ferez plus vos achats chez ce commerçant s'il ouvre le dimanche&amp;nbsp;&lt;br /&gt; - Si vous êtes commerçant ou artisan, essayer d'influencer une association de commerçants locaux ou créer une association de commerçants contre le travail dominical et tenter de rassembler des commerçants afin de s'adresser au Maire et de dénoncer la concurrence de supermarchés ouverts le dimanche&amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Agir vis-à-vis des consommateurs&amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; - Distribuer des tracts au plus grand nombre&amp;nbsp;&lt;br /&gt; - Coller des affiches dans les villes concernées&amp;nbsp;&lt;br /&gt; - Inciter, par tous les moyens de communication imaginables, les consommateurs à ne pas faire d'achat le dimanche&amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Conjointement :&amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; - utiliser toutes les opportunités du web : blogs, réseaux sociaux, forums,...&amp;nbsp;&lt;br /&gt; - recourir aux médias&amp;nbsp;&lt;br /&gt; - contacter les présidents de toutes les associations susceptibles de partager notre point de vue sur ce point afin de les inciter à agir dans le même sens&amp;nbsp;&lt;br /&gt; - prier et faire prier à cette intention particulière&amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Nul ne peut dire qu'il ne peut rien faire. Chacun peut contribuer à cette campagne, soit par la prière, soit financièrement, soit par les courriers à envoyer, soit par les contacts à prendre, soit par l'action militante sur le terrain.&amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Que par l'intercession au Cœur Immaculé de Marie, cette campagne soit, si Dieu veut, couronnée de succès.&amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Alain Escada,&amp;nbsp;&lt;br /&gt; secrétaire général de l'Institut Civitas&lt;/p&gt;
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<title>Conférence</title>
<link>http://incisif.hautetfort.com/archive/2009/01/12/conference.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Incisif)</author>
<category>Amis</category>
<pubDate>Mon, 12 Jan 2009 15:52:00 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;Le &lt;b&gt;Centre Lesdiguières&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://incisif.hautetfort.com/media/00/02/450395568.png&quot; id=&quot;media-1513130&quot; alt=&quot;Logo lesdiguières.png&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;br /&gt; vous invite à la conférence de Monsieur l’Abbé&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Jean-Paul TREZIERES&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;Chanoine de l’Institut du Christ-Roi Souverain Prêtre à Saint André&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;sur&amp;nbsp; &lt;b&gt;Saint François de Sales&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;b&gt;Un exemple de re-christianisation&amp;nbsp; de la société au début du XVIIe siècle&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Dans sa longue histoire l’Eglise a connu de nombreuses crises&amp;nbsp;; l’Esprit a toujours suscité des saints pour relever le défi. Alors que Genève la cité dont il sera l’Evêque titulaire lui est interdite par les calvinistes, François de Sales se livre à un inventif et patient travail de reconquête&amp;nbsp;; il est en particulier connu pour avoir converti le connétable de Lesdiguières. Missionnaire, Docteur de l’Egljse, ce savoyard qui sera reconnu comme le saint patron des journalistes et écrivains, est d’abord un maître de vie spirituelle…&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;lundi 19 janvier 2009 à 20 h&lt;/b&gt;. à la salle paroissiale (1er étage) de l’Eglise Saint-Augustin 1 rue Dupleix, 38100 Grenoble&lt;br /&gt; (&lt;b&gt;au bout de l’avenue Jeanne d’Arc&lt;/b&gt;).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La conférence sera suivie d’un buffet convivial&lt;br /&gt; (Participation aux frais)&lt;/p&gt; 
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<title>Le retour des Etats.....</title>
<link>http://incisif.hautetfort.com/archive/2008/11/01/le-retour-des-etats.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Incisif)</author>
<category>Amis</category>
<pubDate>Sat, 01 Nov 2008 23:09:57 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Partie des Etats-Unis, la crise financière ne cesse de gonfler. Elle éclipse tous les autres sujets. La crise géorgienne, qui a fait, cet été, la une de l’actualité, est maintenant reléguée à l’arrière plan. Tout est suspendu aux cours des bourses à travers le monde.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Confrontés à une situation d’urgence, les Etats s’emploient à trouver les moyens pour restaurer la confiance et sortir de la crise. A ce jour, on est évidemment encore loin du compte.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il est certes difficile de prévoir la suite des événements. Pourtant cette crise appelle déjà deux réflexions. Elle marque le grand retour des Etats et de l’Etat. Il est à la fois normal et nécessaire que les gouvernements se concertent pour arrêter les meilleures parades. Il n’empêche que, dans le cas de l’Union européenne, comme ailleurs, les Etats ont repris la commande. Les grandes décisions prises à ce jour l’ont été par les Etats, soit individuellement, soit par des groupes d’Etats agissant ensemble, alors que les institutions européennes sont brusquement marginalisées. A cela rien d’étonnant. En période de crise, les instincts de fond reprennent le dessus, les intérêts nationaux retrouvent leur véritable place qui est la première.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L’autre enseignement de la crise est qu’elle porte condamnation du libéralisme financier et économique. On ne pourra faire l’impasse sur ce débat. La dérégulation, fondement du système économique mondial, mais aussi du système européen, avait la valeur d’un dogme. Les événements des dernières semaines viennent de faire voler cet édifice en éclats. En contradiction avec les principes hier encore sacro-saints à Bruxelles, l’Etat réapparaît sur le devant de la scène et intervient massivement. La nationalisation des banques devient la seule parade aux risques de faillite en cascade. Quelle que soit l’issue de la crise, on ne pourra faire comme si rien ne s’était passé, retrouver ses bonnes habitudes d’avant. Le temps des remises en question est venu.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Editorial de Jean-Paul Bled (&quot;Rassembler la France&quot; - n° 26 - octobre 2008)&lt;/p&gt; 
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<title>Disparition d'Alexandre Soljenitsyne</title>
<link>http://incisif.hautetfort.com/archive/2008/08/05/disaprition-d-alexandre-soljenitsyne.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Incisif)</author>
<category>Amis</category>
<pubDate>Tue, 05 Aug 2008 20:11:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://incisif.hautetfort.com/media/00/02/1636922317.gif&quot; id=&quot;media-1207050&quot; alt=&quot;Soljenitsyne.gif&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Hier est mort un (le?) des écrivains les plus courageux de l'histoire, lui qui osa dire ce qu'était le paradis de l'autre côté du rideau fer.&lt;br /&gt; Je me souviens encore des années 70 où il fut reçu en France comme un traître à la grande cause, à qui Jean Daniel reprochait de ne pas être aussi critique vis à vis du capitalisme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lui à qui on reprocha d'être un suppot des Etats-Unis alors qu'il n'entra jamais en symbiose avec le régime américain conscient aussi que ce pays avait ses défauts. Lui qui rentra au bercail en 1994 parce que, que voulez vous, on n'a qu'une seule patrie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un grand patriote russe est mort. Saluons sa disparition et gardons une place pour lui dans notre mémoire.&lt;/p&gt; 
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<title>Les dirigeants européens assurent leur fin de carrière</title>
<link>http://incisif.hautetfort.com/archive/2008/05/15/les-dirigeants-europeens-assurent-leur-fin-de-carriere.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Incisif)</author>
<category>Amis</category>
<pubDate>Thu, 15 May 2008 23:34:48 +0200</pubDate>
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&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &quot; Il serait judicieux de renoncer à tout ce qui pourrait être interprété comme une tendance à encercler et à contenir la Russie. Or, c'est précisément ainsi que l'on peut considérer l'adhésion de l'Ukraine et de la Géorgie à l'OTAN &quot;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; C'est ce qu'a déclaré l'ancien Chancelier allemand à l'agence de presse Novosti. Ainsi, Gerhard Schröder vient de refaire parler de lui de façon spectaculaire. Du moins en Russie car chez nous, les médias font silence sur l’affaire.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Après ce pavé dans la mare, M. Schröder a assuré que de nombreux autres membres de l'Alliance atlantique voient d’ailleurs d'un mauvais oeil l'intégration de ces deux pays au sein de l'OTAN. &quot; Je partage leur avis &quot;, a indiqué l'ancien chancelier, ajoutant que la majorité de la population ukrainienne s'opposait à l'entrée de son pays dans l'OTAN. &quot; Quant à la Géorgie, sa politique intérieure ne manque pas de susciter des doutes. En outre, il faut se garder d'apporter à l'OTAN les conflits non réglés en Géorgie et dans son voisinage &quot;, a –t-il conclu.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Gerhard Schröder lève le coin du voile : Construction européenne et OTAN sont les deux volets du même encerclement stratégique conçu à Washington&lt;br /&gt; Si l’ancien chancelier allemand a lancé de pareils pavés dans la mare lors de l’interview à l’agence Novosti, c'est d’abord parce que la question se pose en effet. Lors du sommet de l'OTAN début avril à Bucarest, il a été décidé de remettre à décembre prochain l'intégration de la Géorgie et de l'Ukraine au &quot; Plan d'action pour l'adhésion à l'Alliance atlantique &quot;. Mais ce n'est que partie remise car les Américains exigent cette entrée et le secrétaire général de l'OTAN, Jaap de Hoop Scheffer, a d'ores et déjà confirmé que la Géorgie et l'Ukraine seront admises au sein de l'Alliance. La timide opposition manifestée par l’Allemagne et la France relève probablement du registre de la propagande scénographique, pour faire croire aux populations, une fois la décision prise, que le point de vue &quot; européen &quot; a été dûment pris en compte. Les Américains sont champions pour bâtir des oppositions de complaisance qui permettent de verrouiller tout débat, la chose est connue.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; A vrai dire, l’analyse de Gerhard Schröder n'a rien d’une stupéfiante révélation. Quiconque s’intéresse un tant soit peu à la géopolitique américaine sait que Washington a prévu et organisé de longue date la construction européenne et l’OTAN comme les deux faces d’une même médaille, destinées à transformer le continent européen comme un &quot; glacis américain &quot; visant à encercler la Russie et à la repousser dans ses derniers retranchements. Avec pour mission connexe celle de surveiller et d’intervenir au Proche et au Moyen Orient, et notamment de mettre la main sur les ressources énergétiques.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L’élargissement de l’OTAN puis celui de l’Union dite &quot; européenne &quot; aux pays de l’est ne fut ainsi qu’une étape dans ce processus qui se poursuit désormais en direction de l’Ukraine, des pays issus de la Yougoslavie et des pays du Caucase. Ceux qui auraient encore quelque illusion en la matière liront avec profit le livre intitulé &quot; Le Grand Echiquier &quot;, paru en 1997 et écrit par Zbigniew Brzezinski, ancien conseiller du Président Carter pour les questions internationales, qui décrit minutieusement ce processus d’encerclement.&lt;br /&gt; Gerhard Schröder brise un tabou parce que ses nouveaux employeurs sont russes.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ce qui est nouveau en revanche, c'est qu’un ancien grand dirigeant de l’Europe de l’Ouest fasse une telle déclaration. Elle brise l'un des plus grands tabous politiques de notre époque car elle montre crûment que les dirigeants ouest-européens savent parfaitement ce qui se passe, et qu'il y consentent, toute honte bue, par simple souci de carrière personnelle.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Car si Gerhard Schröder dit à haute voix ce que les Anthony Blair, Gordon Brown, Nicolas Sarkozy, Angela Merkel et autre Zapatero savent tout bas mais cachent à leurs opinions publiques, c'est tout bonnement parce que ce sont les Russes qui assurent désormais le train de vie de l’ancien Chancelier allemand.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Celui-ci est en effet président de Nord-Stream, le consortium germano-russe qui pilote le projet de gazoduc reliant la Russie à l’Allemagne via la mer Baltique. Ce projet, dont le tracé contourne savamment les pays baltes, la Biélorussie et la Pologne, permet à Berlin de traiter directement avec Moscou de ses approvisionnements énergétiques, en se passant avec un cynisme consommé du regard &quot; amical &quot; de la Commission européenne et des Etats-membres de l’est européen.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Dis-moi qui te paye, je saurai ce que tu vas dire sur la &quot; construction européenne &quot; et sur l’OTAN&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Une observation fine de la scène politique en Europe permet de confirmer le phénomène intéressant que vient de révéler de façon fracassante la déclaration de Gerhard Schhröder. A savoir que les analyses géopolitiques des dirigeants européens varient, non pas selon le souci de la justice internationale et de la paix mondiale, non pas non plus selon les légitimes intérêts de leurs peuples qu'ils sont censés défendre et protéger, mais bien plus sordidement… selon leur employeur du moment.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ainsi, Gerhard Schröder s'est-il montré un farouche euro-atlantiste lorsqu’il était au pouvoir, allant même jusqu’à signer une &quot; Alliance germano-américaine pour le XXIe siècle &quot; le 27 février 2004. Il est vrai qu'il devait composer à l’époque avec la Commission européenne et les médias occidentaux, lieux où les services d’influence américains sont tellement puissants qu’ils peuvent briser une carrière de dirigeant politique.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Mais maintenant que Schröder est &quot; passé à l’est &quot;, changement de décor : voilà qu’il se met à dénoncer à mots pas même couverts ce qu’il soutenait lorsqu’il était à la Chancellerie, en dévoilant une toute petite partie des craintes que lui inspire, comme à tous ses collègues, l’encerclement impérial et belliciste que les Etats-Unis mettent en œuvre.&lt;br /&gt; Pendant ce temps, son ancien ministre des affaires étrangères, Joseph Fischer, garde quant à lui bouche cousue. Car cet ancien anarchiste d’extrême-gauche est désormais grassement employé par l’Université américaine de Princeton où il est censé &quot; enseigner &quot;. Belle fin de carrière, en termes pécuniaires s’entend, pour cet ancien chauffeur de taxi qui se déclarait, naguère encore, fier de n’avoir jamais fait la moindre étude.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Les cas de MM. Schröder et Fischer sont loin d’être isolés. Ainsi l’ancien ministre français de l’économie et des finances, Thierry Breton, est censé, quant à lui, prodiguer un enseignement de qualité exceptionnelle à l’université américaine de Harvard, moyennant rémunération bien sûr.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il explique probablement à ses étudiants pour quelles raisons il n'a rien fait, à part prononcer les lamentos d’usage, pour remédier à la catastrophe économique dans laquelle nous conduisent l’euro et le Pacte de stabilité européen, pour le plus grand profit des fonds de pension américains.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ensuite, à raison d'environ une demi-journée par semaine, moyennant une très confortable rémunération, il conseillera la banque dirigée par David de Rothschild sur &quot;des réflexions concernant essentiellement le marché américain&quot;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ceci expliquant cela...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le Premier ministre britannique John Major – celui-là même qui parvint à imposer à son opinion publique la ratification du Traité de Maastricht par le Royaume-Uni - coule maintenant une retraite en or massif, également aux Etats-Unis, chez Carlyle, le fonds d’investissement américain réputé très proche de la CIA et de la famille Bush. Il y siège au conseil d’administration, à côté de George H.W. Bush, ancien Président des États-Unis (et père du Président des États-Unis George W. Bush), de James Baker, ancien Secrétaire à la Défense américain, ou de Karl Otto Pöhl, ex-président de la Bundesbank.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Rappelons que le fonds Carlyle a été principalement bâti par Frank Carlucci., ancien directeur adjoint de la CIA, conseiller à la sécurité nationale puis secrétaire à la défense de Ronald Reagan.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Rappelons aussi que c'est Franck Carlucci qui, alors qu’il était ambassadeur des Etats-Unis à Lisbonne pendant la &quot; Révolution des œillets &quot;, a &quot; repéré &quot; José Manuel Barroso qui n’était alors que le Président des étudiants maoïstes et en a fait un boursier de l’OTAN.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il est donc probable que celui qui assure actuellement la présidence de l’Union dite &quot; européenne &quot; trouvera aussi un confortable pantouflage outre-Atlantique, le moment venu...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; CONCLUSION&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Et Nicolas Sarkozy dans tout cela ? Ceux qui se préoccupent de son déroulement de carrière pourront se rassurer en se rappelant ce qu'il avait écrit dans son livre paru à l’été 2006 : celui qui était à l’époque le président de l’UMP avait indiqué qu’il &quot; « ne terminera pas (sa) vie professionnelle en faisant de la politique &quot;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En d’autres termes, la présidence de la République française n'est pour lui qu'un passage dans un parcours professionnel soigneusement établi. Ce qu'il doit probablement avoir en tête, c'est de &quot; valoriser au mieux &quot; son passage à l’Elysée.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Avoir fait ratifier la Constitution européenne dans le dos des Français, après avoir laissé l’euro détruire l’industrie française, après avoir conduit la France à réintégrer l’OTAN, après avoir aligné notre diplomatie sur les positions les plus guerrières de Washington, après avoir envoyé des milliers de soldats en Afghanistan, bref, après avoir tout fait pour fermer la maison France en la bradant aux intérêts américains, que peut-il espérer à votre avis ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; http://u-p-r.org/ab/index.php?page=article&amp;amp;id=43&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; 
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<title>La Pologne se rebelle</title>
<link>http://incisif.hautetfort.com/archive/2008/03/16/la-pologne-se-rebelle.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Incisif)</author>
<category>Amis</category>
<pubDate>Sun, 16 Mar 2008 11:06:43 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;Le “oui, mais” polonais au traité de Lisbonne&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le parti Droit et Justice (PiS) de Jaroslaw Kaczynski et de son frère Lech, président de la République, exige que le préambule à la loi de ratification stipule la primauté de la Constitution polonaise sur le Traité européen. Jaroslaw Kaczynski souhaite que soit réaffirmé que « la République polonaise reste et restera un État souverain ». Cette condition est pour lui nécessaire pour donner le feu vert de son parti. « Si on décide de faire passer en force la version de la ratification proposée par le gouvernement, nous serons obligés de voter contre ou au moins nous abstenir, ce qui revient au même » a-t-il déclaré.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La ratification du traité devant être votée à une majorité qualifiée des deux tiers, Jaroslaw Kaczynski dispose avec 159 députés sur 460 d’une minorité de blocage d’un peu plus d’un tiers. Il est donc en mesure de pouvoir bloquer la ratification du traité. Mais les conservateurs sont partagés et le Premier ministre libéral Donald Tusk a prévenu : « Les Kaczynski ont dépassé les bornes. Je ne les laisserai pas faire. » Certes, mais comment ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;T.B.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>Sarkozy, ou la fulgurante déception</title>
<link>http://incisif.hautetfort.com/archive/2008/02/28/sarkozy-ou-la-fulgurante-déception.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Incisif)</author>
<category>Amis</category>
<pubDate>Thu, 28 Feb 2008 16:09:55 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&amp;nbsp;Après l'état de grâce, vient aujourd'hui l'ère de la défiance des Français à l'égard du président. Au mois cette situation a-t-elle l'avantage de mieux nous préparer aux prochaines élections !&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La chute brutale de popularité de Nicolas Sarkozy est d'une gravité extrême car ses causes n'ont rien à voir avec celles qu'ont pu expliquer celle de ses prédécesseurs ! Il ne s'agit pas seulement d'une déception vis-à-vis de la politique menée mais d'une interrogation profonde et justifiée sur la capacité de Nicolas Sarkozy à assumer la charge de Président de la République, et à incarner une « certaine idée » de la France.&lt;br /&gt; Nos compatriotes ont élu Nicolas Sarkozy car ils ont été séduits par son énergie, son volontarisme politique et son programme de rupture avec la pensée unique. Ils doutent aujourd'hui pour trois raisons.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Une fonction sans incarnation&lt;br /&gt; Tout d'abord, pouvaient-ils imaginer que, pour la première fois sous la Vème République, l'heureux élu ne ferait pas, une fois intronisé, sa mue présidentielle ? Tous les Présidents ont su, en effet, se hisser dès leur entrée en fonction à la hauteur de leur suprême mission et faire preuve, quels que fussent leurs faiblesses ou leurs défauts par ailleurs, de dignité, de mesure, en un mot, d'une sorte de « sagesse présidentielle ».&lt;br /&gt; Loin d'être métamorphosé par la fonction, Nicolas Sarkozy a au contraire voulu plier les institutions de la Vème à son égo. Il n'a pas compris que loin d'incarner la rupture, il se privait alors des moyens de la mettre en œuvre. Ce qui a pu un moment séduire les magazines people est vite devenu insupportable aux Français qui, en fait d'un chef de l'Etat, se sont réveillés avec une star de la politique spectacle.&lt;br /&gt; Augmentation inconvenante de son salaire, vacances au frais de milliardaires, étalage de sa vie privée, absence de maîtrise de soi, il n'y a vraiment que le petit milieu parisien blasé de tout qui pouvait tolérer ce comportement. Heureusement la France ne se résume pas à Neuilly !&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La politique des « coups »&lt;br /&gt; Mais la déception des Français puise ses racines plus loin encore. Nicolas Sarkozy a du talent, il est habile, cela ne fait aucun doute. Pour autant, le Président de la République n'est pas là pour tenir en haleine le pays avec des « coups » politico-médiatiques sans lendemain, à la manière d'un avocat brillant sachant emporter « affaires » sur « affaires ». Le Président de la République est là pour mener dans la durée une action cohérente, suivie, globale, au service de l'intérêt de la France et des Français.&lt;br /&gt; L'esbroufe impressionne sur le moment. Mais, portée aux nues sur le coup, elle se révèle bien souvent contre-productive dès le lendemain. Ainsi, au sommet de Bruxelles de juin dernier, Nicolas Sarkozy a été applaudi par des médias unanimes, pour avoir soi-disant « sauvé l'Europe ». Pourtant, en ce début d'année, nos compatriotes ont fini par découvrir le pot aux roses. Le traité de Lisbonne n'est que le retour de la Constitution européenne qui aggrave les dérives de l'UE, à des années-lumière du « mini-traité » promis. Quant à la ratification parlementaire, elle apparaît au grand jour pour ce qu'elle est : un déni de démocratie pur et simple.&lt;br /&gt; De même le paquet fiscal fut populaire en juillet car il semblait répondre à l'aspiration légitime de nos concitoyens à l'accès à la propriété, mais impopulaire dès septembre car totalement inefficace pour stimuler le pouvoir d'achat. Un jour le rapport Attali, le lendemain la capitulation face aux taxis. Un jour les caisses sont vides, le lendemain 200 euros de plus pour le minimum vieillesse – en parfaite contradiction avec l'annonce faite quelques heures avant par le Premier ministre !&lt;br /&gt; L'activisme s'est transformé en agitation, pour ne pas dire en hyperactivité…&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Un modèle loin des aspirations des citoyens&lt;br /&gt; Enfin, à la déception des Français s'ajoute l'inquiétude sur le modèle qui semble inspirer Nicolas Sarkozy et qui avait été soigneusement dissimulé sous des discours de campagne inspirés par Henri Guaino.&lt;br /&gt; En effet, derrière les coups de menton contre Bruxelles et l'OMC, derrière les déclarations martiales voire menaçantes, se dessine un projet politique totalement décalé par rapport aux aspirations profondes des Français. La remise en cause de la laïcité comme la dérive euro-atlantiste en politique étrangère, avec l'engagement accru en Afghanistan (au mépris des déclarations de veille de second tour présidentiel) et la création d'une base à Abou Dhabi, éloignent un peu plus les Français du Président.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le cumul de ces comportements, de ces déceptions, de ces contradictions, explique sans aucun doute la colère grandissante des Français. La gauche étant incapable d'offrir la moindre alternative sérieuse, l'UMP ayant étouffé les gaullistes et les républicains, le Centre se débattant dans ses guerres picrocholines, il va de soi que notre pays est au devant de grands périls.&lt;br /&gt; Plus que jamais il nous revient de préparer une alternative politique. Dignité dans l'exercice de la fonction présidentielle. Respect de la République, du peuple et des institutions, continuité et cohérence dans l'action, nouvelle voie économique et sociale, reconstruction inévitable de l'Europe.&lt;br /&gt; Les défis de l'après Sarkozy sont déjà là !&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;br /&gt; Par Nicolas Dupont-Aignan&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>Kosovo : la trahison de l'Europe</title>
<link>http://incisif.hautetfort.com/archive/2008/02/18/kosovo-la-trahison-de-l-europe.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Incisif)</author>
<category>Amis</category>
<pubDate>Mon, 18 Feb 2008 20:19:58 +0100</pubDate>
<description>
Et si l’indépendance unilatérale du Kossovo sonnait le glas de l’Europe ? Il n’est évidemment pas question de rabâcher ici toutes les considérations de bon sens relatives à une indépendance profondément déstabilisatrice en premier lieu dans les Balkans, région encore meurtrie par des guerres et dont les plaies sont loin d’être refermées ; ensuite dans une conjoncture internationale en surtension chronique depuis Septembre 2001.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ayons à l’esprit, sans aller très loin, déjà en Europe, l’affaire des missiles d’interception américains qui doivent être mis en batterie en Pologne avec leur radar d’acquisition, en Tchéquie. Cela au grand dam de Moscou qui estime – sans doute à bon droit – que ce dispositif de guerre des étoiles n’est pas dirigé contre d’hypothétiques missiles balistiques iraniens, mais bien contre la Fédération de Russie elle-même !  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Dans un tel contexte, était-il une nouvelle fois nécessaire de donner un grand coup de canif dans le contrat de bonnes mœurs passé entre les Nations en remettant en cause le droit international et le principe d’intangibilité des frontières* ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faut-il, encore aujourd’hui, insister sur le fait que la guerre de 1999 a été lancée contre la Yougoslavie en violation de ce Droit international auquel s’est référé le 27 mars 2003, pour l’honneur de la communauté internationale, le Premier ministre français, M. Villepin, en refusant de prendre part à la guerre d’agression qui allait être engagée contre l’Irak ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par ailleurs, on comprend bien pourquoi l’Espagne qui n’en finit pas de gérer le terrorisme basque, s’est opposée à l’indépendance du Kossovo, séparation qui augure mal de l’avenir des États nationaux, tous plus ou moins menacés à terme de landérisation. À commencer par le royaume belge maintenant devenu presque une fiction politique… Pour ce qui est de la France, elle joue avec le feu, inutile d’insister.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant aux tenants de l’indépendance - Royaume-Uni, Allemagne, Italie, France - ils viennent d’abattre leurs cartes et nous donnent à voir, dans sa nudité, leur désir d’Europe atlantique, autrement dit leur soumission au projet d’Union européenne tel que conçu et planifié à Washington. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Qui n’a vu en effet que dans Pristina en liesse, la Bannière étoilée fut aujourd’hui tout autant omniprésente que l’aigle noir bicéphale sur fond de gueule (rouge) ? Qui ne perçoit, au-delà des symboles, que le triomphe albanophone au Kossovo est aussi et surtout celui de la politique nord-américaine avançant ses pions afin d’encercler (endiguement) l’espace rival russe en créant à l’Est une nouvelle Europe essentiellement clientéliste ? Que cette indépendance est, au moins à court terme, l’œuvre du Département d’État et du Pentagone** dont les politiques se sont pourtant révélées êtres profondément et durablement déstabilisatrices des équilibres internationaux… Du Proche-Orient à l’Asie centrale, les exemples ne manquent pas où la politique dite du chaos constructif se développe en toute impunité sur des champs de ruines et accessoirement de pavots (la production de 2007 en Afghanistan  aura été de 8200 t contre 180 en 2001 sous le régime Taleb - source NU).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De ce point de vue, il est consternant que les alliés ou les affidés européens de Washington - France, Allemagne, Italie, Angleterre - aient conspiré à la destruction de l’Europe, car la Serbie qui souhaitait rejoindre l’Union, va, en toute logique, lui tourner le dos pour se rapprocher de Moscou.  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Ainsi, en hypothéquant à l’Est la construction européenne, en installant une fracture potentiellement contagieuse dans les Balkans où les minorités pourront tirer prétexte du précédent de l’indépendance kossovare comme la Transnistrie moldave ou les albanophones de Macédoine (pour ne pas parler de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie qui viennent ce même 17 février de candidater à l’indépendance !), l’Europe aura été, une fois de plus, trahie. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Trahie le 13 décembre par le passage en force du Traité de Lisbonne, sans consultation référendaire des Peuples. Un texte qui n’instaure en aucun cas cette Europe politique qu’espéraient les européistes sincères, ceux qui mettaient tous leurs espoirs dans une Union supranationale constituant un espace de puissance pouvant faire pièce aux appétits américains et aux empires émergents, notamment en Asie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceux-là se retrouvent floués par une construction européenne qui n’aboutira au mieux qu’à un espace marchand, en fait à une zone de libre-échange euratlantique. L’Europe n’est finalement qu’un abus de langage…L’Europe a été un mythe utile à duper les foules et nécessaire à la création d’un vaste ensemble économique, financier et marchand destiné à absorber progressivement tous les États voisins, y compris euro-méditerranéens, placés sous la bannière du Pacte de l’Atlantique Nord. Ce sont - n’est-ce pas ? - des troupes européennes qui sous couvert de l’Otan, mais sous commandement américain, combattent en Afghanistan ? N’est-ce pas assez clair ainsi ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au final, l’indépendance du Kossovo ne constitue qu’une preuve supplémentaire, de ce que l’Europe n’est pas le but réel de l’Union en construction. Non, le mot «Europe » n’est qu’un leurre destiné justement à masquer sa disparition, sa dissolution et sa satellisation à la périphérie orientale de l’Amérique Monde.  Nous n’aurons pas l’Europe, en revanche nous avançons vers cette fusion occidentaliste que l’ancien Premier Ministre Édouard Balladur appelle ardemment de ses vœux***.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, laissons-là nos dernières illusions. Au-delà de la fièvre du dimanche soir, derrière les débordements et les délires populaires de Pristina, osons percevoir les premiers frémissements de la nouvelle Guerre froide qui s’annonce avec en toile de fond la scène d’une fête sans lendemain… &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Post-scriptum. &lt;br /&gt;Quoique la « société multiraciale » ait été à l’ordre du jour de  cette déclaration d’indépendance, celle-ci n’est a priori  ni la victoire de la tolérance ni de la raison :  «l’acte de naissance du nouvel État sont les bombes de l’Otan » comme l’a rappelé le Premier ministre serbe Vojislav Kostunica ce 17 février, auxquelles sont venues s’ajouter la rage des vainqueurs comme en témoignent les ruines de centaines d’églises et de monastères, les villages brûlés et leurs habitants chassés. Si la guerre fût entreprise pour mettre fin à de regrettables actions qualifiées pour les besoins de la cause «épuration ethnique »**  aujourd’hui l’histoire, écrite par les seuls vainqueurs, se couvre de l’ombre du mensonge. Un mensonge passé dans l’épaisseur du trait médiatique, car s’il    sortait de la sphère restreinte des historiens et des politologues pour atteindre le domaine public, il mettrait à bas le mythe d’une Europe de la paix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Opérons à ce propos un arrêt sur image illustrant formidablement le pouvoir de sidération des médias sur l’opinion : la formule magique « La plus grande réussite de la construction européenne, c’est la paix» inlassablement  répété pour nous vendre le Traité (dit simplifié) de Lisbonne, passe sans vergogne par pertes et profits sept grandes années de guerres sanglantes, 1992-99.. De quoi rester pantois et méditatifs quant à la matrice médiatique au sein de laquelle nous baignons dans le liquide amniotique du mensonge et de la manipulation mentale.  Rien d’excessif dans ce constat si l’on y réfléchit bien…&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Jean-Michel Vernochet 17 février 2008&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dernier ouvrage : « Manifeste pour une Europe des peuples ». Éd. du Rouvre. Paris 2007 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notes :&lt;br /&gt;* C’est la transgression de ce principe par la Slovénie puis la Croatie en 1992, avec le soutien de l’Allemagne, qui enclencha sept années de guerres balkaniques pour le démantèlement de la Fédération yougoslave, dislocation qui s’achève ce 17 février 2008 avec l’indépendance du Kossovo.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;** La base stratégique la plus importante en Europe, et vraisemblablement hors des États-Unis, se trouve au Kossovo. Le «Camp Bondsteel» se trouve au sud de la province près d'Urosevac, entre Pristina et Skopje en Macédoine. Il participe d’un vaste dispositif de bases implantées en Europe orientale de la Bosnie à l’Albanie via la Croatie. Le camp, une ville de 25 000 âmes, comporte quelque 160 bâtiments d’habitation, de nombreux  édifices administratifs, deux «foyers», un «Burger King», des installations sportives et de loisirs, deux églises et un hôpital.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*** Juste après la cessation des combats du printemps 1999, M. Kouchner emporté par ses habituels élans lyriques avançait le chiffre de 100 000 victimes ; quelques semaines après, en août, les enquêteurs des Nations Unies, parvenaient péniblement à 2000 morts toutes ethnies confondues ; en septembre 2004, Amnesty International avançait le chiffre de 3272, nombre arrondi à 4000 (!) au cours des dernières années par les experts médico-légaux du TPY. À ce jour, le chiffre virtuel médiatiquement retenu pour sa valeur symbolique, s’élève cependant toujours à 10 000. Pour ce qui est de l’épuration ethnique, la seule identifiable est au final celle des serbes dont 200 000 d’entre eux durent fuir la province ; on se souvient des meurtrières émeutes anti-serbes de mars 2004.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;**** Édouard Balladur « Pour une Union occidentale entre l’Europe et les É-U». Fayard. 2007.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Source: http://www.lunivers.info/
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<guid isPermaLink="true">http://incisif.hautetfort.com/archive/2008/02/12/la-faiblesse-de-la-construction-europeenne.html</guid>
<title>La faiblesse de la construction européenne.</title>
<link>http://incisif.hautetfort.com/archive/2008/02/12/la-faiblesse-de-la-construction-europeenne.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Incisif)</author>
<category>Amis</category>
<pubDate>Tue, 12 Feb 2008 00:05:00 +0100</pubDate>
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Une grosse daube se constitue à Bruxelles dont la puanteur nous étouffe déjà, rien à voir avec l'Empire romain, ni même avec l'Empire américain.&lt;br /&gt;Une espèce de marché à ciel ouvert ou chaque parasite de la planète viendra se servir avant que l'ensemble ne s'écroule et que les territoires occupés par des peuples acculturés et/ou exogènes ne soient pris par les plus forts. Probablement un partage à trois: une avance à l'Est de la Russie qui reconstituera ses marches (ce n'est pas le plus grave), une partie par les USA qui n'entendent à aucun prix perdre pied en Europe occidentale et une partie du Sud par les peuples du Maghreb qui s'imaginent toujours que c'est mieux ailleurs alors qu'ils vivent dans un Eden potentiel.&lt;br /&gt;Et les lobbies extérieurs sont diablement actifs à Bruxelles, ce qui pour quelqu'un qui a une culture basée sur l'Etat nation semble très étrange. Y-a-t-il des lobbies européens au Sénat américain? ou au je ne sais quoi chinois? J'en doute.&lt;br /&gt;Or l'Europe c'est tout l'inverse de l'idée de puissance: on délègue la production aux quatre coins du monde et on s'en remet pour notre défense à un parrain qui n'a aucun intérêt à ce que nous devenions une puissance.&lt;br /&gt;Donc l'Europe n'est pas une puissance économique, au mieux une puissance marchande et encore on pourrait en discuter, pas une puissance militaire et pas du tout une puissance démographique. Tout cela avec des masses amorphes qui vont se sentir de moins en moins concernées par l'avenir du &quot;machin&quot;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Paul-Emic
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